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Netanyahou: "la loi sur les enquêtes policières ne s'appliquera pas à mes affaires"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion ministérielle le 12 novembre 2017 à Jérusalem
ABIR SULTAN (POOL/AFP/Archives)
L'annonce du PM est considérée comme une "victoire des honnêtes sur les corrompus" par Tzipi Livni

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a confirmé dimanche avoir demandé à ce que des modifications soient apportées au projet de loi décrié qui vise à empêcher les recommandations de la police après enquête contre un chef du gouvernement en exercice, de telle sorte que la loi proposée ne s'applique pas aux affaires dans lesquelles son nom apparaît.

"Pour que la discussion sur la loi soit possible et ne soit pas exploitée dans le cadre d'une propagande politique, j'ai demandé au député David Amsalem (initiateur du projet de loi) de faire en sorte que le texte soit formulé de telle façon qu'il ne s'applique pas aux enquêtes dans lesquelles je suis impliqué", a écrit M. Netanyahou sur sa page Facebook.

La loi, surnommée la "loi française", en référence à la protection dont bénéficie le président en France, ne s'appliquerait pas à l'actuel chef du gouvernement, mais au prochain, ce qui a suscité les spéculations sur la possibilité que M. Netanyahou provoque des élections anticipées et se fasse réélire pour échapper à une mise en examen.

"La loi de recommandations est une bonne loi. Elle protège la dignité humaine (...) Elle vise à empêcher la publication de recommandations de la police qui peuvent ternir des personnes innocentes, ce qui arrive de temps en temps", a-t-il écrit.

"Malheureusement, elle est devenue un outil de violence politique contre un gouvernement élu qui apporte des réalisations sans précédent dans les domaines de la sécurité, de l'économie, de la société et de la scène politique", a-t-il regretté.

"En tout cas, il est clair pour tous que les recommandations de la police dans mes affaires n'ont aucun sens. Il semble qu'elles aient été émises dès le début de l'enquête, ont été divulguées partout et n'ont pas changé, malgré les faits évidents qui leur ont été présentés à maintes reprises qui prouvent qu'il n'y a rien", a ajouté M. Netanyahou.

La députée de l'Union sioniste (centre gauche) Tzipi Livni a estimé que l'annonce de Netanyahou symbolisait une "victoire des honnêtes sur les corrompus!".

"C'est une énorme victoire pour le peuple israélien qui a prouvé qu'il ne fallait pas perdre espoir", a déclaré Livni dans un communiqué.

"Marche de la honte"

Samedi soir, plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblées samedi soir dans le centre de Tel-Aviv pour protester contre ce qu'ils dénoncent comme la corruption du gouvernement.

Les manifestants, qui avaient intitulé leur rassemblement "la marche de la honte", ont envahi le large boulevard Rothschild, dans un des quartiers huppés de Tel-Aviv, pour dénoncer la corruption du gouvernement et les lenteurs présumées des enquêtes en cours contre Benyamin Netanyahou.

Le rassemblement était organisé par les responsables des manifestations de protestation hebdomadaires devant la résidence du procureur général d'Israël, Avishai Mandelblit, contre la lenteur présumée de ces enquêtes.

M. Netanyahou est visé par deux enquêtes, l'une sur des cadeaux qu'il aurait indûment reçus de riches personnalités, et l'autre sur un accord secret qu'il aurait tenté de conclure avec un quotidien populaire pour une couverture favorable.

Oren ZIV (AFP)

Le nom de son avocat personnel et d'un ancien chef de bureau apparaissent par ailleurs dans une affaire de corruption présumée liée à l'achat de trois sous-marins allemands.

"Honte", "Bibi rentre chez toi", ont scandé les manifestants, appelant M. Netanyahou par son surnom.

Le procureur général Avishai Mandelblit était également la cible de leurs slogans.

Le leader de l'opposition travailliste, Isaac Herzog, a montré son soutien aux manifestants via sa page Facebook : "la frustration (...) vient du sentiment d'injustice, de la révulsion face à la corruption, et à l'objection morale à une loi faite sur mesure pour une personne", a-t-il écrit.

Le Parlement israélien va examiner lundi en deuxième et troisième lectures ce projet de loi qui est vu par les détracteurs de M. Netanyahou comme un moyen de le tirer d'affaire dans les enquêtes dont il fait l'objet.

Selon David Amsalem, cette loi ne vise qu'à protéger les droits et la réputation des suspects.

M. Netanyahou, 67 ans, ne cesse de dire qu'il "ne se passera rien parce qu'il ne s'est rien passé", et de dénoncer une tentative de "putsch" de la presse et de la gauche.

Commentaires

(1)

Hazak Bibi !! Les gauchos anti judéité et dépravés n’ont qu’à se tirer en Europe

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