Quantcast i24NEWS - En 2016, 1.8 million d'Israéliens vivaient dans la pauvreté (rapport)

En 2016, 1.8 million d'Israéliens vivaient dans la pauvreté (rapport)

Appel aux dons pour personnes âgées en Israël
Chabad
La ville la plus pauvre du pays reste Jérusalem, où 55% des enfants vivent dans la pauvreté

Près de 1,8 million d'Israéliens, dont 842 300 enfants, vivaient dans la pauvreté en 2016, selon de nouveaux chiffres publiés par l'assurance nationale au mois de novembre.

La ville la plus pauvre du pays reste Jérusalem, où 55% des enfants vivent sous le seuil de la pauvreté (contre 58% en 2015).

Le rapport souligne cependant une baisse de la pauvreté et des inégalités par rapport aux années précédentes, bien que, selon les chiffres, le pays reste bien en-deçà des normes occidentales.

"Malgré les importantes améliorations en termes de taux de pauvreté et d'inégalité en 2016, et une baisse d'un pourcent de l'incidence de la pauvreté chez les individus en deux ans selon les calculs de l'OCDE, la position relative d'Israël reste préoccupante", indique le rapport.

"Dans le classement des pays de l'OCDE, Israël continue de se situer au sommet du classement du taux de pauvreté (...) Dans le même temps, en termes d'inégalité, sa position est meilleure", ajoute-t-il.

Un citoyen israélien est considéré comme pauvre en 2016, selon le rapport, dès lors qu'il gagne 3.260 shekels (784 euros) ou moins par mois, alors qu'un couple rentre dans cette catégorie dès lors qu'il touche 5.216 shekels par mois (1.255 euros).

Une famille de cinq personnes est, elle, considérée comme pauvre si le foyer touche mois de 10.000 shekels par mois. (2.406 euros).

Selon le rapport, il y a eu moins de familles arabes pauvres en Israël par rapport à l'année précédente (passant de 53,5% à 49,4%), tandis que les ultra-orthodoxes représentaient encore 15% des familles pauvres du pays.

Pour la première fois depuis quatre ans, le rapport de l'assurance nationale publient des chiffres précis sur la pauvreté au sein de la population bédouine du pays, notant que 58% de cette population de 17.000 familles et 70% de ses enfants vivent sous le seuil de la pauvreté.

Le rapport indique par ailleurs que le taux de chômage est passé de 5,3% à 4,8% entre 2015 et 2016, tandis que la pauvreté chez les salariés a légèrement augmenté.

L'agence d'aide sociale d'Israël attribue globalement des évolutions positives au gouvernement avec l'augmentation du salaire minimum, des allocations sociales pour les enfants et les personnes âgées, et du taux d'emploi des classes socio-économiques inférieures du pays.

Pour ce dernier, le rapport a souligné que, si les Israéliens sont plus nombreux à travailler, leurs conditions de travail et leurs salaires doivent encore être améliorés.

Bien qu'elle se félicite de la hausse du salaire minimum, l’assurance nationale souligne qu'une mère célibataire avec un enfant travaillant à plein temps au salaire minimum et recevant des allocations familiales est encore pauvre, bien que sa situation est bien meilleurs que les années précédentes.

Suite à la publication du rapport, les députés de l'opposition ont accusé le gouvernement de ne pas avoir réduit les écarts sociaux dans le pays.

"Cette coalition indifférente consacre des centaines d'heures à des projets de loi corrompus pour sa propre survie, alors que près de deux millions de personnes vivent dans une pauvreté extrême", a déclaré la députée de l'Union sioniste (centre gauche) Shelly Yachimovich.

"S'ils consacraient seulement 10% de leur temps (à la pauvreté), nous pourrions abandonner notre humiliante première place au classement du taux de pauvreté de l'OCDE", a-t-elle ajouté.

Commentaires

(2)

C’est bizarre que vous ne sortiez tout ça aujourd’hui

Pour faire pitié

8Article précédentIsraël: l'avion de chasse F-35 déclaré opérationnel
8Article suivantRéactions en cascade dans le monde après l'annonce de Trump sur Jérusalem