Quantcast i24NEWS - "La photo que nous avons choisie nous a paru plutôt apaisante" (A. Schwartzbrod à i24NEWS)

"La photo que nous avons choisie nous a paru plutôt apaisante" (A. Schwartzbrod à i24NEWS)

Une du journal Libération intitulée "Jérusalem au bord du gouffre"
Capture d'écran
"Ce n'était pas une manchette qui se voulait résumer une journée, un weekend ou même un mois"

La directrice adjointe de Libération, Alexandra Schwartzbrod, était invitée dimanche sur i24NEWS pour revenir sur la polémique suscitée par la parution le 8 décembre d'une Une du journal intitulée "Jérusalem au bord du gouffre".

"Ce n'était pas une manchette qui se voulait résumer une journée, un weekend ou même un mois. C'est une manchette qui voulait résumer le risque d'embrasement terrible qui menaçait la région toute entière", s'est défendu la journaliste.

"Jérusalem est un point de fixation depuis très longtemps et c'est pour ça que c'est un sujet qu'il faut manipuler avec beaucoup de pincettes, de façon multilatérale en discutant par la diplomatie. En prenant une décision unilatérale, Donald Trump a mis le feu aux poudres. C'est tout ça que cette manchette voulait raconter", a-t-elle ajouté.

Sur la photo de la Une du journal, on peut voir une garde-frontière israélienne tenir en joue un vieillard palestinien, pointant son fusil sur le ventre de l'homme coiffé d'un Keffieh, lequel n'a d'autre équipement que son chapelet pour se défendre.

Or, lorsqu'on regarde le cliché sous un autre angle, l'homme prend en réalité le bras de la garde-frontière alors que les forces israéliennes dispersent des manifestants palestiniens à l'extérieur de la Porte de Damas dans la vieille ville de Jérusalem relativement calme.

Détail important: le canon du fusil est visiblement parallèle au vieillard plutôt que pointé sur lui.

"La photo que nous avons choisie nous a paru plutôt apaisante parce que le vieillard qui baissait le fusil de cette soldate met sa main sur cette arme dans un geste d'apaisement. Nous l'avons trouvé apaisante et c'est exactement dans cette optique-là que nous l'avons choisie", a martelé Alexandra Schwartzbrod.

La journée du 8 décembre a été décrétée "jour de la colère" à Jérusalem, en Cisjordanie et à la frontière de Gaza.

Les Palestiniens ont répondu à l'appel à manifester, suite à la décision de Donald Trump de reconnaître la Ville sainte comme capitale d'Israël et de transférer l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Quelque 3000 manifestants ont participé à de violentes émeutes, à Hébron, Bethléem, Jéricho et près de Naplouse, lançant des pneus enflammés, des blocs de pierres ainsi que des cocktails Molotov contre la police qui a riposté par des moyens anti-émeutes, et des tirs de semonce.

Plus de 700 Palestiniens ont été blessés selon le Croissant-Rouge et deux Palestiniens ont été tués, mais les manifestations ont été jusqu’à présent relativement calmes en comparaison avec celles de juillet dernier après l’interdiction de l'accès à al-Aqsa après le meurtre de deux policiers israéliens.

Commentaires

(6)

Bidouage degueulasse de cette photo. Ces journalistes se prennent pour la bible ? La référence avec laquelle on doit penser ? Y en a marre de cette immoralité

Le vieux sage Pendant que son petit fils poignarde dans les rues C'est ca la triste réalité

Mais qu'est-ce qu'ils ont tous a me regarder (israel) Mais qu'est-ce qu'elle a ma gueule.. ? (repose en paix Johny)

Au lieu de remercier mr.Trump de vous avoir soulager de votre utopie , vous lui sautez dessus...?!!!

Plus pour augmenter la vente de se magasine et de donner une Mauvaise opinion d'Israel que Tsahal s'attaque aux vieillards . Le style Aderlin ,

ils savent plus quoi inventer pour vendre du papier..

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