Israël/Covid: les agences de voyage déposent un recours en justice contre les restrictions de déplacement à l'étranger

i24NEWS

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Des avions de la compagnie El Al à l'arrêt en pleine vague de pandémie sur le tarmac de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, le 10 mars 2020
JACK GUEZ / AFPDes avions de la compagnie El Al à l'arrêt en pleine vague de pandémie sur le tarmac de l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, le 10 mars 2020

"Le placement de certains pays sur liste rouge est injustifié"

L’association des agences de voyage israéliennes a indiqué avoir déposé un recours en justice auprès de la Cour suprême ce lundi, contre les restrictions de déplacement à l'étranger imposées par le gouvernement pour lutter contre la propagation du variant Omicron. 

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Cette action en justice s’appuie notamment sur l’avis du Pr Itamar Grotto, ancien vice-directeur général du ministère israélien de la Santé lors des précédentes vagues épidémiques, qui affirme que la fermeture du ciel est pour l’heure inutile, étant donné que le variant Omicron a déjà commencé à se répandre dans le pays. 

Interrogé sur i24NEWS à propos de ce recours en justice, l’avocat David Sprecher, chef du service aviation au sein du cabinet Shibolet &Co., affirme pour sa part que le placement de certains pays sur liste rouge est injustifié. 

"C’est le cas par exemple des Emirats arabes unis, qui enregistrent actuellement environ 150 nouvelles contaminations quotidiennes et où un seul cas du variant Omicron a été détecté à ce jour", dit-il. 

Des mesures excessives donc, selon lui, et qui pèsent de nouveau très lourdement sur le secteur du tourisme et ses employés. A cet égard, l’avocat rappelle que depuis le mois de juillet, les professionnels de ce secteur qui n’ont pas retrouvé de travail n’ont plus droit à aucune indemnité de chômage.  

Le problème de la fermeture du ciel impacte également de plein fouet les hommes et femmes d’affaires contraints de voyager régulièrement, dit-il, ainsi que les nouveaux immigrants qui ont conservé un emploi dans leur pays d’origine et qui se retrouvent bloqués, sans possibilité de prendre l’avion.

"Aucune indemnisation n’est prévue pour ces gens, ce qui constitue une véritable tragédie", déplore Me Sprecher.

Le cabinet ministériel sur la gestion du coronavirus a approuvé lundi matin la mise sur liste "rouge" de pays supplémentaires à partir de mardi, en accord avec les recommandations du ministère de la Santé. 

Sous réserve d'un vote en faveur de la décision par le comité parlementaire de la Knesset, la Belgique, l’Italie, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Hongrie, le Maroc, le Portugal, le Canada, la Suisse et la Turquie seront placés sur la liste des destinations interdites, dans le sillage de la propagation du variant Omicron.        

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