Cisjordanie: la construction dans les implantations jugée "exaspérante" par l'ambassadeur américain en Israël

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L'ambassadeur américain en Israël, Thomas Nides
DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFPL'ambassadeur américain en Israël, Thomas Nides

"La construction dans la zone E1 serait un désastre", a-t-il affirmé

"La croissance des implantations en Cisjordanie est exaspérante, mais toutes les constructions d'habitations ne peuvent être bloquées", a déclaré mardi l'ambassadeur des États-Unis en Israël, Thomas Nides

"Nous ne pouvons pas faire de choses stupides qui nous empêchent de trouver une solution à deux États. Nous ne pouvons pas laisser les Israéliens poursuivre la croissance des colonies à Jérusalem-Est ou en Cisjordanie", a dit le diplomate aux membres américains de l'organisation "La paix maintenant" (Shalom Achshav) lors d'une conférence virtuelle. 

"Je ne peux pas tout stopper, soyons clairs. Je vous mentirais si je disais qu'il est possible d'éviter chaque construction de logement", a précisé l'ambassadeur, expliquant qu'il se devait de choisir ses batailles et qu'il avait lutté pour empêcher l'avancement d'un projet immobilier de 3.500 appartements dans la zone E1 jouxtant l'implantation de Maale Adumim. 

"La construction dans la zone E1 serait un désastre", a-t-il affirmé. 

Cette zone fait l'objet d'une vive controverse, les partisans de droite et des implantations affirmant qu'elle constitue un élément géographique sécuritaire fondamental autour de Jérusalem, tandis que l'Autorité palestinienne et la communauté internationale assurent que la construction dans la zone empêcherait la viabilité d'un futur État palestinien.

Le diplomate a par ailleurs déclaré qu'il reconnaissait que "Jérusalem était la capitale d'Israël", tout en avertissant que "son statut final devrait être décidé par les parties", soulignant que cette position était également celle de l'administration américaine précédente.  

Il a en outre réitéré l'engagement de l'administration Biden de rouvrir le consulat général de Jérusalem, qui était de facto une ambassade de l'Autorité palestinienne jusqu'à ce que l'ancien président américain Donald Trump décide sa fermeture en 2019.

Thomas Nides s'est enfin prononcé contre la politique de l'AP consistant à verser des allocations mensuelles aux terroristes et à leurs familles.

"Ces paiements ont causé énormément de problèmes", a déclaré l'ambassadeur. Cela donne aux "haineux" une excuse pour ne pas soutenir l'Autorité Palestinienne sur la base de l'argument selon lequel elle "paye pour des gens qui ont tué des Juifs". 

L'envoyé américain a ajouté qu'il travaillait avec le Premier ministre Naftali Bennett, le ministre de la Défense Benny Gantz ainsi qu'avec l'AP pour trouver un moyen d'arrêter ces paiements.

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