Israël: un an après la catastrophe de Meron, l'un des blessés raconte "j'ai été mis en chambre froide"

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Le mont Meron, Israël
David Cohen/Flash90Le mont Meron, Israël

"Mon corps ne fonctionnait plus mais j'entendais tout"

Un an après la tragédie du mont Meron, où 45 personnes ont été écrasées à mort lors d'une bousculade pendant la fête de Lag Baomer, l'un des blessé témoigne.

Des dizaines de personnes ont été blessées dans la pire catastrophe de l'histoire d'Israël. 

"Quand le Rabbi a allumé la torche, mon fils m'a dit 'Papa je ne peux pas respirer, sortons d'ici', je l'ai mis devant moi pour le protéger. Nous avons alors été entraînés par la foule, nous ne pouvions rien contrôler", a déclaré le rabbin Menachem Mendel Moskowit.

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"On a entendu des cris de terreur, des gens qui tombaient. Au bout de quelques secondes je me suis retrouvé sur un tas de gens. Mon fils a hurlé 'Papa ne t'en va pas. J'ai crié 'si je ne peux pas être sauvé alors sauvez au moins mon fils'," se rappelle-t-il avec émotion.

12 enfants sont morts écrasés sous le poids de la foule.

"Un jeune homme était allongé à côté de moi, il m'a demandé en murmurant de lire avec lui le Shema Israël, puis il s'est éteint. A ce moment là, mon corps ne fonctionnait plus mais j'entendais tout. J'ai supplié le Créateur de me maintenir en vie, puis un ambulancier s'est approché de moi en disant 'il est mort'", relate Menachem.

"Ils m'ont mis dans une chambre froide et je suis resté là, j'ai été inscrit sur la liste des personnes anonymes. J'ai alors supplié le Créateur du monde, lui disant 'je veux vivre encore'. Un ambulancier qui me connaissait a constaté que je respirais encore et j'ai été transporté de justesse à l'hôpital dans un état critique", a-t-il poursuivi. 

Ce mercredi, le pélerinage au mont Meron sera très encadré pour éviter qu'une seconde catastrophe ne s'y produise. La limite des participants a été fixée à 16.000 et un dispositif policier de 8.000 officiers a été mobilisé.

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