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Ouverture du procès de l'activiste palestinienne Ahed Tamimi

Palestinian teenager Ahed Tamimi was charged after a viral video showed her hitting two Israeli soldiers
Ahmad GHARABLI (AFP)

Le procès de l'activiste palestinienne Ahed Tamimi, arrêtée après la diffusion d'une vidéo où elle frappe des soldats israéliens dans son village, s'est ouvert ce mardi en Cisjordanie, où elle sera jugée devant un tribunal militaire, juridiction compétente dans les Territoires.

Après s'être entretenu avec l'avocate d'Ahed Tamimi et devant la foule de proches, de journalistes et de diplomates qui se pressaient au tribunal d'Ofer, le juge a ordonné que tout le monde quitte les lieux, à l'exception de la famille.

Un débat public n'est pas dans l'intérêt d'une mineure comme Ahed Tamimi, arrivée en blouson de prisonnière, menottes aux poignets et aux chevilles, a dit le juge.

"Ce que je crois, moi, c'est que le tribunal pense qu'il n'est pas bon pour lui que vous soyez tous à l'intérieur", s'est indignée l'avocate Gaby Lasky, à l'extérieur du tribunal, a constaté la journaliste i24NEWS présente sur les lieux.

"Ils comprennent que les gens, dehors, s'intéressent à Ahed et à son affaire, ils comprennent qu'on enfreint ses droits et qu'elle ne devrait jamais être jugée, et le huis clos est le meilleur moyen que tout cela se passe loin des regards", a-t-elle ajouté.


Au cours des débats, l'avocate d'Ahed Tamimi a indiqué qu'elle plaiderait que c'est avant tout "l'occupation par l'armée israélienne de la Cisjordanie qui est illégale".

Son procès prévu initialement au 31 janvier, avait été reporté au 6 puis au 13 février, à la demande de son avocate.

Agée de 17 ans, Ahed Tamimi a été arrêtée le 19 décembre à la suite d'une vidéo devenue virale la montrant en train de frapper des soldats israéliens au visage dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie.

Sa mère Narimane et sa cousine Nour, qui apparaissent aussi dans la vidéo, ont été arrêtées le lendemain.

Alors que Nour Tamimi a été relâchée sous caution, la justice militaire israélienne avait décidé de maintenir Ahed Tamimi et sa mère en détention jusqu'à leur procès.

Les organisations de défense des droits de l'Homme et l'Union européenne ont exprimé leur préoccupation devant le cas de cette adolescente.

Le bureau du Haut-Commissaire de l'ONU pour les droits de l'Homme a souligné que, selon les normes internationales, un enfant ne devait être détenu qu'en dernier recours.

La vidéo a été tournée dans le village de Nabi Saleh devant la maison des Tamimi dans un contexte d'affrontements entre émeutiers palestiniens et forces de l'ordre israéliennes, suite à la décision du président américain Donald Trump le 6 décembre de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

La famille Tamimi est connue pour ses provocations à l'encontre de l'armée israélienne.

Dans une interview à i24NEWS, le père d'Ahed avait confié être "fier" de sa fille, ajoutant qu'il était de sa "responsabilité en tant que père de former la nouvelle génération pour libérer la Palestine".

Commentaires

(4)

elle est considérée dans le monde entier comme une activiste qui lutte contre la colonisation et les abus de tsahal. Mandela aussi à été injurié de terroriste et il a également fait de la prison. des soldats se cache dans la cour familiale, je pense que si elle leur avait demandé gentiment, je sais pas si ils auraient écouté.

Quel activiste arrêtez

ONU et les droits de l’homme pas un mot sur des parents qui insistent pour que leurs enfants je dis bien enfants aillent jeter des pierres sur des soldats et une foi arrêté elle joue la victime c’est les parents que l’on devrait mettre en prison pour mal traitance d’enfants

Elle doit assumer ces concesquence car si c’était le contraire on l’entendrai en boucle dans le monde entier donc quel assume merci

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