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Israël: la loi sur la conscription pourrait conduire à des élections anticipées

La Knesset, ici en séance le 14 mai 2015 à Jérusalem, a voté en faveur d'une limitation des appels à la prière des mosquées
JIM HOLLANDER (POOL/AFP/Archives)

Les principaux partis de la coalition israélienne auraient averti que la question de la législation exemptant les étudiants ultra-orthodoxes de service militaire renverserait le gouvernement dans les semaines à venir, conduisant à de possibles élections anticipées d'ici mi-2018.

"Israël se rendra aux urnes dans les mois à venir", a rapporté samedi la chaîne d’information Hadashot, estimant que les élections se tiendront au mois de juin, près d'un an et demi avant la fin officielle du mandat du gouvernement de Benyamin Netanyahou.

Interrogé sur de possibles élections anticipées, M. Netanyahou a affirmé avant son départ pour les Etats-Unis dans le nuit de samedi à dimanche qu'il "n'y aucune raison pour que cela arrive, s'il y a de la bonne volonté, moi j'ai de la bonne volonté, j'espère que les autres partenaires (de sa coalition) en ont aussi".

"Si c'est le cas, ce gouvernement pourra finir normalement ses jours à la date fixée l'an prochain", a ajouté M. Netanyahou cité par la radio publique.

Les élections sont actuellement prévues pour novembre 2019.

Les partis ultra-orthodoxes, dont le soutien est indispensable à la coalition, menacent de ne pas voter le projet de budget 2019 ce mois-ci si le Parlement n'adopte pas une loi permettant aux jeunes ultra-orthodoxes d'être exemptés de service militaire afin de leur permettre de continuer à étudier dans les Yéchivot (écoles talmudiques).

Une précédente loi sur une telle exemption votée par le Parlement avait été annulée l'an dernier par la Cour suprême.

Mais Israel Beiteinou, le parti ultra-nationaliste laïc du ministre de la Défense Avigdor Lieberman et Koulanou, un parti de centre droit du ministre des Finances Moshe Kahlon s'opposent à une nouvelle loi sur la conscription des ultra-orthodoxes et exigent le vote du projet de budget d'ici la mi-mars.

La vice-ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely, a déclaré samedi que son parti (Likoud) ne craignait pas de nouvelles élections, bien qu'il préfère voir le mandat de Benyamin Netanyahou aller à son terme.

"Le Likoud ne craint aucunement de nouvelles élections, car le soutien à notre parti est en hausse mais il est plus important que ce gouvernement achève son mandat légal. Il n’y a aucune crise politique qui n’ait de solution. Je recommande aux partenaires de la coalition qui frôlent le seuil d’éligibilité et risquent de disparaître du paysage politique de se ressaisir et de trouver une solution à cette crise", a précisé Mme Hotovely.

Samedi, Miri Regev, ministre de la Culture et députée du Likoud, a conforté cette position: "il n'y a qu'un seul parti dans la coalition qui n'a rien à craindre de nouvelles élections. Il s'agit du Likoud", a-t-elle dit.

Commentaires

(5)

A quand une loi pour la séparation de la politique et du religieux en Israël ? Tout citoyen israélien doit faire l’armée, logique.

Ceux qui font tout ce qu'ils peuvent pour faire tomber Bibi et le gouvernement, risquent de s'en mordre les doigts en cas d'élections anticipées.. D'après certains sondages, le nombre de députés "Likoud" peut être supérieur à ce qu'il est actuellement, et ce sont les petits partis qui risquent d'en payer le prix fort... Un épisode de l'arroseur arrosé ?????

Tout citoyen israélien doit en principe faire l'armée, sans distinction d'origine ou de religion et cela doit inclure les datiim comme les musulmans.

Ce sui font ce qu’ils peuvent pour faire t’il et Bibi, ce sont les “copains” de Bibi !

Ceux qui font ce qu’ils peuvent pour faire tomber Bibi, ce sont les « copains » de Bibi !

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