Quantcast i24NEWS - La police israélienne nie détenir des preuves incriminant des ministres

La police israélienne nie détenir des preuves incriminant des ministres

Nir Hefetz appears at the Israeli Justice Court in Tel Aviv on February 22, 2018 over a graft probe threatening Prime Minister Benjamin Netanyahu
JACK GUEZ (AFP/File)
Selon les médias, un témoin d'Etat aurait affirmé avoir des preuves à charge contre 2 ministres du Likoud

La police israélienne a nié jeudi les allégations avancées par les médias selon lesquelles l'ex-proche conseiller de Benyamin Netanyahou, témoin d'Etat, aurait fourni un témoignage incriminant des responsables du Likoud.

"Dans ce dossier sensible, et en raison de sa signification publique, nous avons choisi de faire savoir au public qu'à ce jour, aucune information de ce type nous a été fournie", a déclaré la police dans un communiqué.

Nir Hefetz, qui a accepté de devenir témoin d’Etat dans l’Affaire 4000, et plus généralement dans les affaires de corruption présumée visant le Premier ministre israélien, aurait déclaré aux enquêteurs qu'il disposait de preuves à charge contre quatre hauts responsables du Likoud, dont deux ministres, ont rapporté mercredi les médias israéliens.

D’après les médias, Hefetz aurait fourni à la police des informations sur des négociations secrètes menées par certains ministres du parti au pouvoir, qu'il accuse de conflits d'intérêts et de fautes professionnelles.

Selon les allégations, ces négociations secrètes concernent le secteur de la santé, l’immobilier ainsi qu’une "question explosive liée à l'environnement qui est toujours au cœur de l'agenda public", ont indiqué les médias, sans donner plus de précisions.

Les enquêteurs auraient quant à eux reçu le feu vert pour obtenir un compte rendu complet des déclarations de Hefetz et le soumettre au procureur général Avichai Mandelblit pour examen.

L’identité des ministres et députés du Likoud impliqués dans l’affaire n’a pas été révélée.

Plus tôt cette semaine, Hefetz est devenu le troisième ancien proche du Premier ministre Netanyahou à accepter de coopérer avec la police dans plusieurs affaires de corruption présumée.

Dans le cadre de l'accord de témoin de l'Etat qu'il a signé, Hefetz, soupçonné de corruption, a été informé qu'il ne purgerait pas de temps de prison et ne paierait pas d’amende pour ses actions.

Il a promis de fournir à la police des messages et des enregistrements qui incriminent Netanyahou et son épouse dans plusieurs affaires.

Commentaires

(1)

Il n'y avait rien Il n'y a rien Il n'y aura rien

8Article précédentLe président tchéque souhaite voir l'ambassade de son pays tranferée à Jerusalem
8Article suivantJérusalem: des ultra-orthodoxes manifestent contre le service militaire