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La Maison Blanche appelle les manifestants à ne pas s'approcher de la frontière

Des Palestiniens manifestent à l'est de la ville de Gaza, près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 30 mars 2018 à l'occasion de la "Journée de la terre"
MAHMUD HAMS (AFP)
Israël a renforcé jeudi la présence militaire près de la barrière frontalière

La Maison Blanche a appelé jeudi, à la veille d'une nouvelle manifestation attendue dans la bande de Gaza, les Palestiniens à ne pas s'approcher de la barrière marquant la frontière avec Israël, où 18 Palestiniens ont été tués par balles il y a une semaine.

Dans un bref communiqué à la tonalité extrêmement ferme, Jason Greenblatt, émissaire de Donald Trump pour le Proche-Orient, a lancé une mise en garde aux manifestants.

"Les Etats-Unis appellent avec force les leaders des manifestations à dire clairement et fortement que les manifestants devraient protester de manière pacifique", écrit-il.

"Ils devraient rester en dehors de la zone tampon de 500 mètres, ils ne devraient pas s'approcher de la barrière de la frontière de quelque manière que ce soit", ajoute-t-il dans un texte qui tranche avec le ton de l'ONU qui a de son côté appelé Israël à la prudence en cas de recours à la force.

"Nous condamnons les leaders et les manifestants qui appellent à la violence ou envoient des manifestants - y compris des enfants - vers la barrière, sachant qu'ils pourraient être blessés ou tués", ajoute-t-il.

Environ 50.000 Palestiniens sont attendus aux manifestations prévues vendredi près de la frontière avec la bande de Gaza dans cinq endroits différents, a rapporté vendredi soir le Haaretz.

Lors d'une réunion jeudi, les hauts responsables de l'armée ont évoqué la possibilité que le mouvement terroriste du Hamas exploite le chaos entourant les manifestations afin de commettre une attaque à l'intérieur du territoire israélien.

Israël a renforcé jeudi la présence militaire près de la barrière frontalière.

"Nous avons établi des règles du jeu claires et nous n'avons pas l'intention de les changer. Quiconque s'approche de la clôture met sa vie en péril et je recommanderai aux habitants de Gaza de diriger leurs efforts non pas vers des manifestations contre Israël mais en faveur du changement de régime au sein de la bande", a expliqué cette semaine le ministre israélien de la Défense Avigdot Lieberman.

JACK GUEZ (AFP/Archives)

"Je pense que l'armée israélienne a opéré de manière particulièrement bonne, conformément à ce qu’on attendait d’elle, et je n’ai aucun doute sur le fait que nous continuerons à agir de la même manière lors des jours à venir", a-t-il ajouté.

La journée du 30 mars a été la plus sanglante depuis la guerre en 2014 entre Israël et le mouvement islamiste terroriste du Hamas, qui gouverne la bande de Gaza.

"S'il y a des provocations, il y aura une réaction des plus dures comme la semaine dernière. Nous n'avons pas l'intention de changer les consignes de tirs, nous restons sur la même ligne", a prévenu à la radio publique M. Lieberman.

"Nous n'avons pas affaire à une manifestation, mais à une opération terroriste. Pratiquement tous ceux qui y participeront reçoivent un salaire du Hamas ou du Djihad islamique", un autre groupe palestinien radical, a ajouté le ministre.

Il a par ailleurs qualifié de "cinquième colonne (...) et de mercenaires", les dirigeants de B'Tselem, une ONG de gauche qui a appelé les soldats israéliens à ne pas obéir aux ordres de leurs officiers.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a par ailleurs appelé jeudi "Israël à observer le maximum de précaution dans son recours à la force afin d'éviter des victimes".

"Les civils doivent être capables d'exercer leur droit à manifester de manière pacifique", a aussi souligné le patron de l'ONU dans un communiqué, en appelant à une reprise des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Les organisateurs des manifestations ont affirmé vouloir mettre en place un nouveau dispositif afin d'empêcher de petits groupes de manifestants de s'approcher de la barrière électronique qui marque la frontière.

Des dizaines de milliers de Palestiniens avaient afflué le 30 mars près de la barrière séparant Israël de Gaza, au premier jour de "la marche du retour".

Cette protestation, qui va durer six semaines, vise à réclamer "le droit au retour" de quelque 700.000 Palestiniens.

(avec agence)

Commentaires

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La Maison Blanche a dit....les palestiniens se fichent le la Maison Blanche

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