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Elie sans interdit: émission spéciale pour les 70 ans d'Israël sur "l'idéal sioniste"

Elie sans interdit: émission spéciale pour les 70 ans d'Israël
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Israël a 70 ans et l'anniversaire de l'Etat juif, toujours cerné d'ennemis et plombé par la menace terroriste, est fêté en grande pompe. Or, les sionistes fondateurs eux ont laissé place à des Israéliens qui s'interrogent sur l'avenir de leur pays et sur la signification de l'idéal sioniste.

Eliezer Shargorodsky, professeur d'histoire d'Israël et de sciences politiques à l'Université de Bar Ilan; Denis Charbit, professeur de sciences politiques à l'Open University d'Israël et Boaz Bismuth, rédacteur en chef du quotidien Israel Hayom ont échangé leurs points de vue sur le sujet.

"Le sionisme est un rêve de liberté, une aspiration universelle qui a commencé avec la sortie d'Egypte et qui se concrétise un siècle plus tard avec le retour en Terre d'Israël. C'est une belle épopée avec ses pages de lumière et ses pages d'ombre", a affirmé Denis Charbit.

"L'objectivité quant au sionisme est une hypocrisie. On ne peut pas être véritablement objectif", a quant à lui assuré Eliezer Shargorodsky, racontant comment pour ses parents qui venaient d'URSS, Israël se trouvait entre "le niveau mystique et le niveau utopique".

"Il y avait cette idée qui même au-delà de nous, nous donnait la force de résister à ce qui était là-bas", ajoute-t-il.

Boaz Bismuth, qui à l'inverse d'Eliezer Shargorodsky est né en Israël, a expliqué que le pays était déjà construit quand il a vu le jour mais que pour son grand-père "c'était un peu l'attente du Messie".

"Transformer la Terre d'Israël en l'Etat d'Israël, c'est un peu comme l'attente du Messie. Donc c'était un rêve qu'on espérait sans franchement y croire car c'était quelque chose de tellement difficile et de tellement lointain", a-t-il précisé.

Pour de nombreux historiens le sionisme s'inscrit dans la continuité des grands mouvements nationalistes européens du 19ème siècle. Sa particularité est d'avoir été une idéologie politique fondée sur un sentiment national juif. Le terme sionisme d'ailleurs fait référence au "retour à Sion" qui est une colline de Jérusalem.

"Les Arabes auraient pu fêter 70 ans. 70 ans pour la Palestine, 70 ans pour Israël, sauf qu'ils ont toujours fait le mauvais choix dans l'Histoire", a souligné Boaz Bismuth revenant sur la création de l'Etat d'Israël - produit de cette idéologie sioniste - en 1948.

"Le but du sionisme était de résoudre le problème juif. D'un seul coup, il est devenu de résoudre le problème arabe. Quelle transformation invraisemblable… C'est prétentieux et condescendant", a pour sa part fait remarquer Eliezer Shargorodsky.

Cette semaine en Israël, la Journée du Souvenir (Yom Hazikaron) laissera place aux célébrations de la 70ème fête de l'Indépendance (Yom Haatsmaout), qui débutera avec la traditionnelle cérémonie officielle au Mont Herzl à Jérusalem.

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Commentaires

(1)

Il existe une facon simple de regler le probleme arabe en Judee-Samarie. C'est si simple que personne n'ose y penser...

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