Quantcast i24NEWS - Fin de l’Etat juif, apartheid… ou accords d’Oslo ?

Fin de l’Etat juif, apartheid… ou accords d’Oslo ?

Le président américain Bill Clinton entre le Premier ministre palestinien Yitzak Rabin (G) le chef de l'autorité palestinienne, Yasser Arafat à la Maison blanche à Washington le 13 septembre 1993 lors des accords d'Oslo.
J.DAVID AKE (AFP/Archives)

Signés à Washington le 13 septembre 1993, et scellés par une poignée de main historique, les accords d’Oslo, alors espoir inattendu d'une paix globale au Moyen-Orient après quarante-cinq ans de conflit entre Israéliens et Palestiniens, sont aujourd’hui laissés pour morts.

Le projet, qui avait pourtant pris soin d’éviter les questions qui fâchent, tel que le statut de Jérusalem ou le sort des réfugiés palestiniens, restait néanmoins ambitieux.

La Déclaration générale de principes, approuvée en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et de Bill Clinton, Président des États-Unis, visait à poser les premiers jalons d'une résolution vers la paix, les deux parties se concédant mutuellement des "droits légitimes et politiques".

J.DAVID AKE (AFP/Archives)

Elle offrait pour la première fois la reconnaissance internationale à l’OLP en tant que représentante légale du peuple palestinien, et investissait la nouvelle Autorité palestinienne de pouvoirs à Gaza, et en Cisjordanie, découpée en zones A, B, et C, dans l'attente d’un traité final à l’issue des cinq années prévues pour les accords d’Oslo, il y a 25 ans.

La tentative ratée

"Les accords d'Oslo ont été la tentative ratée de mettre fin à une situation qui ne pouvait plus durer", estime Dan Meridor, ancien ministre de la Justice, et membre du Likoud.

"L’OLP a bénéficié de la reconnaissance internationale et de pouvoirs dans les territoires, elle s’est vue remettre des armes même, et tout cela sans la moindre chance d'arriver à un accord final, puisque Oslo n’évoquait pas les questions fondamentales sur lesquelles les désaccords sont gigantesques", dénonce Meridor auprès d’i24NEWS.

AFP PHOTO/GALI TIBBON

Or il ne peut y avoir d’accord selon l’ancien ministre, tant que "les Palestiniens ne renonceront pas à la Nakba (déplacement de 700.000 Palestiniens à la création de l'Etat d'Israël)", précise-t-il.

Mais l’ancien président du mouvement israélien Paix maintenant rappelle que les accords d’Oslo n’étaient que des accords intérimaires.

"Ils n’ont pas échoué, mais l'étape qui devait suivre n'a pas été effectuée parce qu’il n’y a pas la volonté de la part des Israéliens d'avancer vers une solution à deux Etats", soutient Yariv Oppenheimer.

"Nous sommes dans une situation de gestion du conflit au lieu de nous diriger vers un traité, et la droite utilise les accords d'Oslo pour créer de nouvelles implantations en Cisjordanie", déplore-t-il.

"Le meurtre de Rabin a également porté un coup fatal aux accords d’Oslo", d’après l’ancien député du Parti démocratique arabe, Taleb el-Sana, bédouin israélien, qui accuse lui aussi la droite israélienne, à l’origine d’un "processus de délégitimation contre le Premier ministre assassiné", de s’opposer catégoriquement à toute relation diplomatique.

"Le mot Paix est devenu en Israël un mot péjoratif", lance-t-il, remarquant que "seuls les responsables sécuritaires, d’institutions telle que l’armée ou le Shin bet (Service de sécurité intérieure israélien), échappant au contrôle de la droite, préservent des positions modérées".

Aussitôt dit, aussitôt défait

Dans le seul but de faire capoter les accords d’Oslo de la manière la plus extrême, Yitzhak Rabin fut assassiné le 4 novembre 1995, par un Juif israélien.

Mais les Palestiniens n’étaient pas en reste, et le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat affirmait le 10 mai 1994, s'adressant à un groupe de fidèles dans une mosquée de Johannesburg, que "le djihad continuera...", selon le site du ministère israélien des Affaires étrangères.

ERIK JOHANSEN (SCANPIX/AFP/File)

D’après la même source, il déclara également huit jours plus tard, que l'accord d'Oslo s'apparentait à la trêve temporaire entre Mahomet et la tribu Quraysh, qui a ensuite été brisée. "Cet accord, je ne le considère pas plus que l'accord signé entre notre prophète Mahomet et Quraysh, refusé par le calife Omar considéré comme une trêve méprisable… Mais de la même manière que Mahomet l'avait accepté, nous acceptons cet effort de paix".

Et d’après le ministère israélien, les exemples affluent.

Mais aujourd’hui, "tous les Palestiniens sont prêts à reconnaître l'Etat d'Israël, qui est un fait accompli et personne ne peut l'ignorer", insiste Ahmed Ghoneim, membre de la direction du Fatah, parti du président Mahmoud Abbas.

"Le Hamas (mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza) même a changé ses positions et le groupe à présent accepte l'idée d'un Etat palestinien limité aux frontières de 67, sans pour autant cependant prononcer les termes de +solution à deux Etats+", assure-t-il.

"Le Premier ministre israélien (Benyamin Netanyahou) essaie constamment d'échapper au processus de paix et à la solution à deux Etats", explique-t-il, "et nous sommes ceux qui se battent et défendent un tel accord".

Sionisme ou messianisme

Même si Yariv Oppenheimer tient la droite israélienne pour responsable du non-aboutissement des accords d’Oslo, il admet que les citoyens israéliens, pour l’heure, ne sont pas enclin à voter à gauche, et le parti travailliste, précurseur du traité, s’est depuis les dernières élections législatives en 2015 effondré.

"La société israélienne craint la solution à deux Etats, parce qu’elle craint le changement, mais aussi parce que la situation en Israël ne leur paraît pas alarmante", explique-t-il. "Or nous pourrions basculer dans une nouvelle escalade de violence qui causerait de nombreuses victimes israéliennes", avertit-il.

Wikipédia

Dan Meridor, pourtant fervent opposant aux accords d’Oslo, précise que s'"ils ont été un échec, ils sont cependant nés de la compréhension que nous ne pouvions maintenir la situation actuelle".

"Même si nous ne pouvons pas aboutir à des accords, nous devons bloquer la solution à un seul Etat qui serait une catastrophe, la fin de l’Etat juif, et laisser la porte ouverte à une solution à deux Etats", insiste-t-il.

"Il est impossible de contrôler tout le territoire sans que tous les citoyens soient égaux en droit, ce n'est d’ailleurs pas du sionisme mais du messianisme. Le sionisme a toujours cherché la majorité, parce que tout le monde doit avoir le droit de voter, nous ne sommes pas un régime d’apartheid", rappelle-t-il.

"Il faut stopper les implantations, transférer les autorités civiles aux Palestiniens et créer ainsi une autre réalité sur le terrain même sans accord final", préconise-t-il.

"Un territoire sans frontière, perdrait l'aspect sioniste fondamental de cette nation", conclut l’ancien ministre.

Nathalie Madar est journaliste pour le site français d'i24NEWS.

Commentaires

(16)

Quand je vois la photos de ces trois clowns , je comprend la droite d aujourd'hui hui .

...de ces 2 clowns. Rabin ne voulait pas et n'avait pas confiance en Arafat. C pères qui l'a poussé...

Un juif ou juive qui parle d’apartheid en Israël ne mérite pas d’être appeler comme tel. Ce n'est certainement pas discriminatoire mais on ne peut boire de la soupe et cracher a la fois dans la soupière: il faut choisir!

Traiter rabin de clown est insupportable ! Rabin est un grand soldat qui s’est battu les armes a la main pour sauver des vies juives. Et vous qu’avez vous fait pour israel ?

Celui qui traite rabbin de clown,ne doit pas le connaître suffisamment à mon avis

je rappelle l Altaena bateau de L Irgoune partie de Béguin de l époque

Je ne me suis pas permis de traiter Rabin de clown, ni tenu de propos insultants envers personne, et pourtant, mon post a été effacé ... Si au moins on pouvait savoir pour quelles raisons nous sommes censurés, on saura à quoi nous en tenir les prochaines fois ............

Le traité de paix entre israéliens et palestiniens était une grande erreur , voire les effets secondaires..

Rabin à fini comme les soldat de l Irgoune qui était dans le bateau de l Altaena bombarde par Rabin lui même sous l ordre de David Ben Gourion...il ont tous laisse leur vie car le bateau à coulé....

y avait un conflit entre l Irgoune et la mapam la gauche de l époque...Rabin à fait couler le bateau l Altaena des centaines de soldat appartenant à l Irgoune par de Menahem Béguin....

l Irgoune était le partie de Menahem Béguin...Rabin n à jamais été dans la sayerete matkal comme Bibi...le régiment des commandos ...

par contre Bibi était dans les commando de la sayerete matkal...et n as pas bombarde ces frères..

Oslo commence par O fini par O...c est zero

qui fait confiance au palestinien n est pas mûr d esprit et prends en otage la population israélienne

L’idée était de commencer par la fin ( la signature) et ensuite de s’occuper des points de détails. Ils ont pensé qu’ils pouvaient se marier et que l’amour viendrait de lui même . Toujours la même naïveté chez ces socialos gauchistes

Les accord d’Oslo sont finit et dépassé,Israël d’aujourd’hui est une superpuissance avec l’aide du ciel,on a plus besoin d’aide d’aucun autre pay. Merci Hm

8Article précédentFin de l’Etat juif, apartheid… ou accords d’Oslo ?
8Article suivantVillage bédouin de Khan al-Ahmar: l’UE réclame des compensations d’Israël