Quantcast i24NEWS - Israël: un projet de loi controversé sur la "loyauté culturelle" voté par le comité ministériel

Israël: un projet de loi controversé sur la "loyauté culturelle" voté par le comité ministériel

Israeli Culture Minister Miri Regev, shown here on November 10, 2016, has welcomed the failure of her country's controversial candidate for the Oscars to win a nomination, having called the film "Foxtrot" an insult to the military
MENAHEM KAHANA (AFP)

Un projet de loi controversé sur la "loyauté culturelle" proposé par la ministre de la Culture et des Sports, Miri Regev, a été voté dimanche au sein du comité ministériel israélien sur la législation.

Le projet de loi vise à réduire le financement par l'État d'œuvres ou d'institutions culturelles qui, entre autres, portent atteinte ou ne respectent pas les symboles de l'État d'Israël. Le texte, qui a gagné le mois dernier le soutien du ministre des Finances Moshe Kahlon, va maintenant être renvoyé devant le parlement israélien (Knesset) pour un débat et un nouveau vote.

"La liberté d'expression est une valeur centrale pour l'État d'Israël en tant qu'État démocratique", a déclaré Miri Regev, "mais préserver la liberté d'expression ne signifie pas permettre l'incitation (à la haine) contre l'État juif et démocratique d'Israël", a-t-elle ajouté.

Le procureur général, Avichai Mandelblit, avait dans un premier temps déclaré que le projet de loi "porterait atteinte au droit à la liberté d'expression et inciterait les artistes à ne pas créer de contenu différent, de peur de perdre le soutien du gouvernement".

Des modifications apportées à la structure du projet de loi l'ont toutefois amené à revenir sur son opposition.

i24 news

Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, a promis le même jour que sa municipalité travaillerait pour soutenir les personnes touchées par les pressions budgétaires prévues par la loi. "Cette loi est une loi qui réduit au silence un gouvernement qui a oublié ce qu'est la démocratie et ne comprend pas que sans liberté d'expression, il n'y aura pas de culture", a déclaré Huldai.

Une autre loi relative au financement et à la sélection des films dans l'industrie cinématographique israélienne a été approuvée la semaine dernière par la Knesset avec 44 voix pour et 32 ​​voix contre.

"Certains choisissent de répandre l'hystérie alors que d'autres font l'histoire", avait aussitôt déclaré la ministre de la Culture et des Sports. "Nous allons permettre la création de films sionistes, juifs, arabes et Haredi", avait-elle ajouté soulignant que "ce sont des choses nouvelles qui n'existaient pas auparavant".

Début septembre, le cinéaste israélien Amos Gitaï avait sévèrement critiqué à Venise le gouvernement de l'Etat hébreu, qui considère selon lui que la "culture est de la propagande". "En Israël, il y a un grand débat avec le ministère de la Culture de ce gouvernement, un très mauvais gouvernement, qui pense que la culture est de la propagande", a déclaré Amos Gitaï en conférence de presse.

Commentaires

(0)
8Article précédent"Si vous ne cessez pas cette campagne d'incitation à la haine, le sang sera versé" (petite-fille de Y. Rabin)
8Article suivantCisjordanie: tentative d'attaque au couteau à Hébron, le terroriste neutralisé