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Elie sans interdit: la solution à deux Etats est-elle possible? Souhaitable?

Elie sans interdit
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Deux Etats ou un Etat binational: Elie Chouraqui et ses invités ont débattu dimanche sur le sujet. Voici des extraits de leurs échanges sur i24NEWS:

"Il n'y aura pas d'Etat palestinien, on vit sur une illusion vaine depuis des années, personne n'en veut ni les Palestiniens, ni les Israéliens," a déclaré Stéphane Amar, journaliste et correspondant pour les médias étrangers, auteur de Le grand secret d’Israël, pourquoi il n’y aura pas d’Etat palestinien

Les Palestiniens veulent-ils un Etat ?

"Ils veulent un Etat qui va du Jourdain à la mer, pour eux la Palestine c'est Jaffa, c'est Haifa, Lod, Ramle, ce sont des villes qui sont à l'intérieur d'Israël. Ils souhaitent vivre dans un espace où ils peuvent se déplacer librement et s'il le faut, coexister avec les Juifs," a précisé M. Amar.


"Ils ne renonceront jamais à Jérusalem, elle n'est pas partageable c'est un espace trop réduit, il faut vivre ensemble dans ce même espace", a-t-il ajouté.

Une solution à deux Etats est-elle concrètement possible?

Frédérique Schillo, historienne et auteur de La Guerre du Kippour n'aura pas lieu considère que de nombreux Israéliens seraient en faveur d'un Etat palestinien, car cela permettrait de conserver une majorité juive en Israël, l'essence même du sionisme.

"Si l'on fait un Etat binational, il faudrait reconnaître une nation palestinienne. La solution à deux Etats est la seule solution viable car historiquement elle a été choisie par les Juifs. Les Israéliens souhaitent cette solution car elle nous garantit la poursuite de l'idéal d'Hertz," a-t-elle déclaré.


"Les Arabes ne sont pas prêts à partager la terre. La solution, c'est que le monde arabe finisse par accepter qu'il puisse y avoir une souveraineté juive en terre d'islam," a quant à lui souligné Pierre Lurçat, avocat et essayiste israélien, auteur d' Israël, le rêve inachevé.

"Les partisans de l'Etat binational sont utopistes, il y a énormement de tensions au sein de la société israélienne. En Israël la coexistence trouve ses limites, alors comment parler de coexistence avec les Palestiniens?" s'est interrogée Frédérique Schillo.

Pierre Lurçat a soulevé le fait que les Arabes israéliens ne seraient pas prêts à habiter dans un Etat palestinien, "ils sont très contents de vivre sous la souveraineté juive, ils veulent rester en Israël car ils y ont le meilleur statut et cela la gauche refuse de le voir", a-t-il précisé.

Disparition d'Israël?

Elie Chouraqui a questionné ses invités à propos de la création d'un Etat palestinien: remettrrait-elle en cause l'existence d'Israël et aboutirait-elle à son anéantissement?

"Soit on n'est plus majoritaires en tant que Juifs soit on perd la démocratie car on ne peut pas accorder les mêmes droits à tout le monde donc les Palestiniens seront des sous-citoyens", a répondu Frédérique Schillo.

En affirmant que Gaza est en passe de devenir un Etat indépendant et de se détacher d'Israël, Stéphane Amar a toutefois démontré que la disparition d'Israël ne relève que d'une crainte injustifiée.

"D'ici quelques mois, il y aura un accord, une trève de longue durée entre le Hamas et Israël. Gaza est une menace limitée à l'échelle d'Israël, en réalité elle ne représente qu'un faible danger," a-t-il affirmé.

Un Etat binational?

"L'idée d'une nation palestinienne fait peur à Israël, cela empêchera les coexistences pacifiques. Certains affirment que la meilleure amitié judéo-arabe arrivera avec une séparation et un Etat souverain palestinien. Les Israéliens ont tout à gagner à la meilleure intégration des Arabes en Israël sinon ce serait le chaos permanent", considère Frédérique Schillo.

Alors que la loi sur l'Etat-nation, qui réaffirme le caractère juif d'Israël, approuvée le 18 juillet dernier par le gouvernement a créé des divisions au sein de la société israélienne, Pierre Lurçat déclare que "le consensus sioniste s'est effrité" et que la gauche a refusé un texte qui ne disait rien d'autre que ce que dit déjà la déclaration d'indépendance de 1948.

"La gauche cherche une solution, elle pense que la solution c'est le partage du territoire, cela fait des années qu'on essaye mais cela s'est toujours terminé dans le sang, personne n'en veut. La gauche a oublié qu'elle était l'essence du projet sioniste", a cependant affirmé Stéphane Amar.

Trois Etats?

Alors qu'une solution à deux Etats semble de plus en plus obsolète, les invités d'Elie Chouraqui se sont interrogés sur la possibilité de trois Etats. Une éventualité que Frédérique Schillo associe aux partis de droite.

"Israël annexe la zone C, la plus importante de la Cisjordanie et laisse quelques parties de Cisjordanie aux Palestiniens et il restera Gaza: c'est la solutions à trois Etats que souhaite la droite sioniste" a-t-elle souligné.

"La réalité de tous les jours, c'est que de plus en plus de gens coexistent en Israël et y compris des gens venus des territoires, les Arabes israéliens sont de plus en plus intégrés, c'est cela le vrai mouvement de la société israélienne", a conclu Pierre Lurçat, prônant davantage l'idée d'une intégration à celle d'une séparation des peuples.

Commentaires

(5)

la seule solution est que Israel soit reconnu enfin par les 70 nations avec Jérusalem capital éternel. fini les mensonges.

Arrêtez de vous poser la question, vous aurez la réponse bientôt

Israël terre éternel est une et indivisible avec Jérusalem comme capitale naturellement.

Jerusalem n est pas partageable !! modérator jerusalem est la capitale d israël

Modérator israël est aux juifs

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