"7/10 – Nous n’oublierons pas" : les familles endeuillées réclament une commission d’enquête d’État
Selon les organisateurs une tentative croissante viserait à "tourner la page sans enquêter, sans assumer les responsabilités et sans fournir de réponses"


Un vaste dispositif de protestation a été installé vendredi matin sur une plage de Tel-Aviv par des familles endeuillées et des bénévoles du "Conseil d’Octobre", pour exiger la création d’une commission d’enquête d’État sur les événements du 7 octobre 2023. Sur le sable, une immense inscription était déployée : "Massacre du 7.10 – Nous n’oublierons pas".
Dans un communiqué, les organisateurs ont expliqué vouloir adresser un "rappel douloureux" du prix payé par les victimes du massacre le plus meurtrier contre le peuple juif depuis la Shoah. Selon eux, ces dernières semaines, une tentative croissante viserait à "tourner la page sans enquêter, sans assumer les responsabilités et sans fournir de réponses".
Plusieurs parents ayant perdu leurs enfants ont pris la parole. Eyal Eshel, père de Roni, tombée au combat au poste de Nahal Oz, a déclaré que les familles vivent "chaque minute" avec le souvenir du 7 octobre. Il a accusé l’État de trahir ses citoyens en cherchant à avancer sans établir les responsabilités, estimant que seule une commission d’enquête officielle permettra de déterminer les défaillances.
Menashé Mansouri, père de Norel et Roya, assassinées lors du festival Nova, a affirmé qu’un tel processus n’était "ni une vengeance ni un acte politique", mais un devoir moral envers les familles et la société israélienne. D’autres parents, dont ceux d’Ido et de Ron, également tués au festival, ont insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les responsabilités, affirmant qu’"il n’y aura pas de reconstruction sans vérité".