Aviva et Keith Siegel à i24NEWS : "Nous aurions pu être tués tant de fois"
"Ça y est, je peux respirer, je peux aller boire de l'eau", résume Aviva Siegel


Trois ans après le 7 octobre, Aviva et Keith Siegel tentent de reconstruire leur vie à Kfar Aza, après avoir tous deux été enlevés par les terroristes du Hamas et emmenés dans la bande de Gaza. Dans un témoignage accordé à i24NEWS, le couple revient sur la captivité, la séparation et le difficile retour à une vie quotidienne.
Aviva Siegel avait été libérée en novembre 2023, après 51 jours de captivité, tandis que son mari était resté otage à Gaza. Keith Siegel n'a retrouvé la liberté que bien plus tard. Pendant cette longue séparation, Aviva s'est mobilisée sans relâche pour obtenir sa libération.
Le couple raconte avoir vécu sous terre, dans des conditions extrêmement éprouvantes, constamment exposé à la peur de mourir. Keith Siegel évoque également les violences et humiliations infligées aux otages et explique avoir été témoin des souffrances subies par d'autres captifs. "Nous aurions pu être tués tant de fois", confie-t-il.
Malgré cette épreuve, les deux anciens otages disent avoir essayé de ne pas montrer leur peur à leurs ravisseurs. "Nous ne représentions pas une menace pour eux et nous n'avons opposé aucune résistance", explique Keith, qui estime que cette attitude a peut-être contribué à leur survie.
Depuis leurs retrouvailles, Aviva et Keith Siegel cherchent désormais à retrouver les gestes les plus simples de leur ancienne vie. Marcher dehors, regarder le ciel, entendre les oiseaux ou simplement pouvoir ouvrir une porte ont pris une dimension nouvelle après des mois de captivité et d'angoisse.
Pour Aviva, le retour de Keith a marqué un tournant. Elle raconte combien il lui était difficile de célébrer ou même de ressentir de la joie tant que son mari était encore retenu à Gaza. Aujourd'hui, le couple tente de renouer avec ses habitudes, ses souvenirs familiaux et les fêtes juives, longtemps associées à l'absence et à l'incertitude.
"Ça y est, je peux respirer, je peux aller boire de l'eau", résume Aviva Siegel, évoquant ces libertés élémentaires retrouvées. Un quotidien en apparence banal, devenu pour le couple le symbole d'une vie à reconstruire après l'enfer de la captivité.