Conscription des orthodoxes : le gouvernement israélien accusé de ne pas appliquer la loi
Le Mouvement pour la qualité du gouvernement reproche à l’exécutif de ne pas avoir respecté une décision judiciaire rendue en novembre 2025


La Cour suprême d'Israël a entamé une audience consacrée à une requête visant à déclarer le gouvernement en outrage au tribunal, en raison de son incapacité à mettre en place des mesures efficaces pour contraindre les hommes orthodoxes à effectuer leur service militaire obligatoire. À l’origine de cette démarche, le Mouvement pour la qualité du gouvernement reproche à l’exécutif de ne pas avoir respecté une décision judiciaire rendue en novembre 2025.
Dans cet arrêt, la Cour avait exigé que le gouvernement élabore, avant début janvier, un dispositif clair de mise en œuvre de la conscription, incluant notamment des sanctions économiques et sociales contre les réfractaires. Or, plusieurs mois après l’échéance fixée, aucune politique concrète n’a encore été présentée, ce qui a conduit l’organisation à saisir de nouveau la justice.
L’audience, initialement prévue début mars, avait été reportée en raison du déclenchement de la guerre avec l’Iran. Elle se tient désormais sous la présidence du vice-président de la Cour suprême, Noam Sohlberg, entouré de plusieurs juges de premier plan.
Ce dossier sensible met en lumière les tensions persistantes en Israël autour de la conscription des orthodoxes, un sujet à la fois politique et sociétal majeur. La décision à venir pourrait avoir des conséquences importantes sur la capacité du gouvernement à faire appliquer la loi et sur l’équilibre entre pouvoir exécutif et judiciaire.