Des familles endeuillées s’opposent à des célébrations de Sim’hat Torah sur le site du festival Nova
Le KKL a demandé aux autorités d’empêcher des rassemblements festifs sur le site de Réïm, après l’opposition de familles de victimes du massacre du 7 octobre.


Le Fonds national juif (KKL) a demandé à la police israélienne et aux services d’incendie de ne pas autoriser des célébrations de Sim’hat Torah sur le site du festival Nova, dans la forêt de Réïm, où des centaines de personnes ont été assassinées lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.
Cette démarche intervient après l’opposition exprimée par plusieurs familles endeuillées. L’année dernière, des célébrations avaient été organisées sur place pendant la fête, avec des prières, des repas et des participants ayant passé la nuit sur le site.
Pour certaines familles, la dimension festive de Sim’hat Torah est difficilement compatible avec la mémoire du lieu. Omri Rahum, dont la sœur, le beau-frère et l’oncle ont été assassinés au festival Nova, considère notamment que le site doit être traité comme un lieu de recueillement et de mémoire.
Le KKL estime également que l’organisation d’événements de cette nature nécessite des autorisations spécifiques et souhaite empêcher l’installation de structures ou l’organisation de rassemblements qui n’auraient pas été préalablement approuvés.
La question est particulièrement sensible en Israël puisque l’attaque du 7 octobre 2023 s’est précisément produite le jour de Sim’hat Torah. Le site de Réïm est depuis devenu l’un des principaux lieux de mémoire du massacre, fréquenté par les familles des victimes, les survivants et de nombreuses délégations israéliennes et étrangères.