Des milliers d'Israéliens sur la place des Otages pour marquer le 1 000e jour depuis le 7 Octobre
Les participants ont rendu hommage aux victimes et aux otages, tout en réclamant la création d'une commission d'enquête d'État chargée d'examiner les défaillances ayant conduit au massacre


Des milliers de personnes se sont réunies jeudi soir sur la place des Otages à Tel-Aviv pour une cérémonie de commémoration et une manifestation marquant le 1 000e jour depuis l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, la plus meurtrière de l'histoire d'Israël.
Les participants ont rendu hommage aux victimes de l'attaque et aux otages, tout en réclamant la création d'une commission d'enquête d'État chargée d'examiner les défaillances ayant conduit au massacre et les décisions prises par les autorités avant et après les événements.
Parmi les intervenants figurait Rom Braslavski, ancien otage du Jihad islamique palestinien, libéré en octobre 2025 après deux années de captivité dans la bande de Gaza. Son témoignage s'inscrit dans une série de prises de parole destinées à rappeler le sort des personnes enlevées lors de l'attaque et les conséquences durables de leur détention.
Merav Svirsky est également montée sur scène. Ses parents ont été assassinés lors de l'attaque contre le kibboutz Beeri, tandis que son frère, Itay Svirsky, avait été enlevé à Gaza avant d'y trouver la mort. Son intervention a mis en lumière le lourd tribut payé par de nombreuses familles depuis le début de la guerre.
Plusieurs personnalités publiques et politiques ont pris part au rassemblement, parmi lesquelles Einav Zangauker, figure emblématique de la mobilisation en faveur d'un accord sur les otages et mère de l'ancien captif Matan Zangauker, le maire de Tel-Aviv Ron Huldai, ainsi que le dirigeant du parti Les Démocrates, Yair Golan.
Cette mobilisation s'inscrit dans une série d'événements organisés à travers Israël à l'occasion du 1 000e jour depuis le 7 octobre, alors que les appels à faire toute la lumière sur les circonstances de l'attaque et sur la gestion de la crise continuent de résonner dans le débat public israélien.