Guerre Israël-Iran : plus de 15.000 bombes larguées depuis le début du conflit
Israël affirme avoir largué plus de 15.000 bombes sur l’Iran depuis fin février, mais le rythme des frappes a nettement diminué depuis la mi-mars


Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, et le chef d’état-major de Tsahal, le général Eyal Zamir, ont confirmé mercredi que l’armée israélienne avait dépassé le seuil des 15.000 bombes larguées sur l’Iran depuis le début du conflit, le 28 février. Ce volume représente plus de quatre fois les munitions utilisées lors de l’opération « Réveil du Lion » en juin 2025.
Dans les premiers jours de la guerre, Israël et les États-Unis menaient un rythme particulièrement intense, frappant jusqu’à 1.000 cibles par jour. Une cadence difficilement soutenable sur la durée, en raison de l’usure des appareils, de la fatigue des pilotes et des contraintes logistiques.
Dès les premiers jours, puis plus nettement à partir de la mi-mars, le tempo des frappes a commencé à ralentir. Entre le 13 et le 19 mars, le nombre de bombes israéliennes est passé d’environ 10.000 à 12.000, traduisant une baisse significative du rythme quotidien, désormais limité à quelques centaines de frappes, voire moins certains jours.
Côté américain, la tendance est similaire. Entre le 18 et le 23 mars, le nombre total de cibles frappées est passé de 7.800 à 9.000, soit une moyenne en baisse autour de 240 frappes par jour.
Selon des sources militaires israéliennes, près de 90 % des cibles initialement identifiées avant la guerre auraient déjà été atteintes. Cette diminution du rythme s’explique donc aussi par un épuisement progressif des objectifs stratégiques, Israël et ses alliés ne cherchant pas à frapper l’ensemble des forces iraniennes.