Hôpital Kaplan de Rehovot : enquête ouverte après des prélèvements sanguins sans consentement des patients
La plainte a été déposée la semaine dernière, après qu’un membre du personnel médical a alerté la direction et demandé l’ouverture d’une enquête


La direction du centre médical Kaplan, à Rehovot, a déposé une plainte auprès de la police israélienne après des soupçons de prélèvements sanguins effectués sur des patients sans leur consentement éclairé, dans le cadre d’une étude menée au sein du service de cardiologie.
La plainte a été déposée la semaine dernière, après qu’un membre du personnel médical a alerté la direction et demandé l’ouverture d’une enquête. À ce stade, le nombre de patients concernés et celui des personnes ayant fait l’objet de prélèvements sans consentement n’ont pas été précisés.
Le consentement éclairé est une condition essentielle à la participation à une recherche médicale. Il suppose que le patient ait reçu les informations nécessaires sur l’étude et qu’il accepte d’y participer librement. Cet accord est formalisé conformément aux procédures applicables, notamment celles des comités d’Helsinki chargés de l’examen éthique des recherches impliquant des participants humains.
La direction de l’hôpital a indiqué avoir pris des mesures immédiates à la suite des premiers éléments recueillis. Le ministère de la Santé a également été informé des soupçons et des dispositions adoptées.
L’établissement a précisé que le service de cardiologie poursuivait normalement ses activités et que la prise en charge des patients n’était pas interrompue.
Cette affaire intervient alors qu’une autre plainte visant le professeur Kobi George, directeur du service de cardiologie, fait l’objet d’une enquête. Elle porte sur une réduction présumée de la durée d’un internat en médecine interne placé sous sa supervision. Une enquête de la commission scientifique de l’Association médicale israélienne a en effet été ouverte après le signalement d’un médecin en formation. Selon ses conclusions, des médecins suivant le cursus combiné en cardiologie et en médecine interne auraient été dispensés de certaines périodes de formation obligatoire en médecine interne. Pourtant, leurs carnets de spécialisation auraient indiqué que ces stages avaient bien été effectués.
À ce stade, les circonstances des prélèvements sanguins présumés et les responsabilités éventuelles restent à établir.