Immobilier en Israël : chute des ventes de logements au début de 2026
Le nombre de biens invendus continue de grimper, atteignant près de 84.000 logements à travers le pays.


Le marché immobilier israélien traverse une période de fort ralentissement. Selon les données publiées dimanche par le Bureau central des statistiques, les ventes de logements ont nettement reculé au premier trimestre 2026, confirmant l’enlisement du secteur.
Entre février et avril, 20.610 logements ont été vendus à travers le pays, soit une baisse de 15,4 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, le recul atteint 11 %.
La chute est particulièrement marquée sur le marché de l’ancien. Les ventes de logements de seconde main ont diminué de 17,7 % par rapport au trimestre précédent et de 13 % sur un an, signe d’un attentisme croissant des acheteurs face à des taux d’intérêt élevés et à l’incertitude économique.
Malgré ce ralentissement, certaines régions continuent de concentrer l’essentiel de l’activité. Le district du Centre représente 26 % des transactions réalisées au cours des trois derniers mois, tandis que le district Sud en totalise 21 %.
À l’inverse, la région de Tel-Aviv enregistre une baisse particulièrement importante. Les ventes de logements, neufs comme anciens, y ont chuté d’environ 27 % au cours du trimestre.
Parallèlement, les stocks de logements invendus continuent de s’accumuler. À la fin du mois d’avril, les promoteurs détenaient encore près de 84.000 logements disponibles à la vente. Au rythme actuel des transactions, il faudrait près de 29,5 mois pour écouler l’ensemble de ce stock.
Le district de Tel-Aviv concentre à lui seul près de 30 % des logements invendus, avec 25.300 unités disponibles, devant le district centre avec 20.600 logements.
Par ville, Jérusalem arrive en tête avec 10.133 logements encore sur le marché, suivie de près par Tel-Aviv, où 9.960 logements attendent toujours un acquéreur.
Ces chiffres illustrent le paradoxe du marché israélien : malgré un net ralentissement des ventes, les prix des logements demeurent élevés dans de nombreuses régions du pays.