Immobilier en Israël : près de 86 000 logements neufs invendus, les promoteurs à la peine
Jérusalem arrive en tête des villes comptant le plus grand nombre de logements neufs invendus, avec 10 249 appartements en attente d'acheteurs


Le marché immobilier israélien continue de montrer des signes de faiblesse. Selon les dernières données du Bureau central des statistiques (CBS), près de 86 000 logements neufs étaient toujours invendus à la fin du mois d'août 2026. Un stock particulièrement élevé qui illustre les difficultés rencontrées par les promoteurs immobiliers pour écouler leurs biens. Les prix élevés des logements et le coût des crédits immobiliers continuent de freiner les ventes.
Entre juin et août 2026, quelque 24 000 logements ont été vendus en Israël, soit une hausse de 11 % par rapport aux trois mois précédents et de 8,1 % sur un an. Cette reprise apparente doit toutefois être relativisée : une fois les variations saisonnières prises en compte, les ventes affichent en réalité un recul de 2,9 %.
Jérusalem arrive en tête des villes comptant le plus grand nombre de logements neufs invendus, avec 10 249 appartements en attente d'acheteurs. Tel-Aviv suit de près avec 9 820 logements, devant Bat Yam (4 992), Haïfa (3 974) et Ramat Gan (3 729). Ashdod (3 335), Netanya (3 319) et Petah Tikva (3 248) affichent également des stocks importants.
La concentration géographique de ces logements est particulièrement marquée : 30,7 % des appartements neufs invendus se trouvent dans le district de Tel-Aviv et 24,7 % dans celui du Centre. À eux seuls, ces deux districts regroupent donc plus de la moitié des biens encore disponibles sur le marché.
Du côté des transactions, les districts du Centre et du Sud ont enregistré les plus fortes proportions de ventes entre juin et août, représentant respectivement 23 % et 22,6 % du total national. Kiryat Gat, Tel-Aviv et Haïfa se distinguent sur le marché du neuf, tandis que Jérusalem, Haïfa et Beer-Sheva dominent celui de l'ancien. Malgré une légère amélioration du nombre de transactions, l'accumulation des logements invendus confirme les difficultés persistantes du secteur immobilier israélien.
Pour attirer les acheteurs, certains promoteurs proposent des facilités de paiement, permettant notamment de ne verser qu'une faible partie du prix à la signature et de régler le solde à la livraison. Mais la Banque d'Israël a imposé des restrictions à ces dispositifs, craignant que les acheteurs ne puissent pas honorer leurs paiements à terme et que ces pratiques n'accroissent les risques pour les banques et les promoteurs.