Israël commence le déminage de sa frontière avec la Jordanie avant la construction d’une barrière
Ce projet, présenté comme stratégique par les autorités israéliennes, vise à renforcer la surveillance de la frontière orientale face aux menaces régionales.


Le ministère israélien de la Défense a annoncé mercredi le lancement d’une vaste opération de déminage le long de la frontière avec la Jordanie, première étape d’un projet de barrière destiné à empêcher le trafic d’armes vers Israël et la Judée-Samarie.
Selon un communiqué officiel, environ 500 mines antichars, posées dans la zone à la fin des années 1960, ont déjà été détruites. Des images diffusées par les autorités montrent des équipes spécialisées procédant à des explosions contrôlées dans la vallée du Jourdain, le long d’une clôture frontalière existante.
La future barrière doit s’étendre sur près de 500 kilomètres, depuis le sud du plateau du Golan jusqu’à l’extrémité méridionale du pays. La première phase des travaux concernera principalement la vallée du Jourdain, y compris des secteurs de Judée-Samarie.
En décembre dernier, le général Eran Ofir, responsable du projet, avait évoqué la création d’une « frontière intelligente », combinant une clôture physique à des technologies de surveillance avancées, incluant radars, caméras, capteurs et systèmes de communication.
La frontière avec la Jordanie reste aujourd’hui matérialisée par une simple clôture équipée de capteurs, visible notamment le long de la route 90.
Le projet avait été évoqué pour la première fois en novembre 2024, peu après la prise de fonctions du ministre de la Défense Israël Katz, qui a qualifié cette initiative de « mesure stratégique essentielle » face aux tentatives de l’Iran de transformer la frontière orientale d’Israël en nouveau front terroriste.
Israël accuse régulièrement Téhéran de faire transiter des armes via la Jordanie pour approvisionner des groupes terroristes armés palestiniens en Judée-Samarie.