Israël expulse la journaliste française Alice Froussard
Israël expulse ce jeudi la journaliste française Alice Froussard, après une série de déclarations jugées anti-israéliennes et des propos considérés comme une légitimation du massacre du 7 octobre.


La décision intervient après six années d’activité de la journaliste en Israël. La recommandation de l’expulser a été adressée au ministre de la Diaspora, Amichaï Chikli, sur avis du directeur général de son ministère, Avi Cohen-Scali.
Selon les autorités israéliennes, l’affaire a débuté après une demande du Bureau de presse du gouvernement israélien visant à examiner le dossier d’Alice Froussard, qui devait revenir en Israël pour occuper un poste permanent et demander un visa de travail pour Radio France.
L’examen aurait révélé plusieurs prises de position problématiques. Les autorités lui reprochent notamment d’avoir qualifié certaines lois israéliennes de « draconiennes », d’avoir affirmé que le système judiciaire israélien était dual et constituait un exemple « d’apartheid », ainsi que d’avoir déclaré, au sujet du massacre du 7 octobre, que « l’attaque devait être examinée dans son contexte ».
À la suite de cette recommandation, Alice Froussard a été placée sur un vol à destination de la France au départ de l’aéroport Ben-Gourion. Selon les informations disponibles, l’ambassade de France en Israël a vivement protesté contre cette décision.
Le ministre Amichaï Chikli a justifié cette mesure en affirmant que « les règles du jeu ont changé ».
« Ceux qui soutiennent le Hamas et ceux qui soutiennent le mouvement de boycott contre l’État d’Israël n’entreront pas en Israël », a-t-il déclaré.
S’adressant au président Emmanuel Macron et au ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, Amichaï Chikli a ajouté : « Vous avez accordé au Hamas une reconnaissance d’un État palestinien alors que nos otages dépérissaient en captivité, et vous imposez des sanctions à des ministres et citoyens israéliens. Vous avez rendu cette décision très facile pour moi. »