Israël-Grèce : un accord de 2,3 milliards de shekels pour des systèmes d’artillerie de précision
Un contrat d’envergure qui illustre le rapprochement militaire entre les deux pays dans un contexte régional marqué par les tensions en Méditerranée orientale.


Israël et la Grèce franchissent une nouvelle étape dans leur coopération militaire avec la signature, à Athènes, d’un accord d’environ 2,3 milliards de shekels (près de 656 millions d’euros) pour la fourniture de systèmes d’artillerie à roquettes de précision PULS à l’armée grecque. Cet accord, conclu entre les ministères de la Défense des deux pays, illustre le renforcement continu de leurs liens stratégiques dans un contexte régional tendu.
Le système PULS, développé par Elbit Systems, offre une capacité de frappe pouvant atteindre jusqu’à 300 kilomètres. Il doit permettre à la Grèce de renforcer significativement la protection de ses frontières nord-est face à la Turquie, ainsi que de ses îles en mer Égée. Une partie de la production sera réalisée localement, signe d’un partenariat industriel approfondi.
Selon le ministère israélien de la Défense, cet accord s’inscrit dans une stratégie globale visant à développer les exportations militaires comme levier de renforcement des capacités de Tsahal, tout en soutenant l’économie et l’industrie de défense nationale. Le contrat prévoit une mise en œuvre sur quatre ans, suivie d’une décennie de maintenance et de soutien opérationnel.
Les relations entre Israël et la Grèce n’ont cessé de se renforcer ces dernières années, tant sur le plan économique que militaire. Les deux pays multiplient les exercices conjoints et coopèrent étroitement, notamment à travers un centre d’entraînement aérien en Grèce.
Athènes poursuit parallèlement un vaste programme de modernisation de ses forces armées, évalué à près de 28 milliards d’euros d’ici 2036, afin de maintenir un équilibre stratégique avec Ankara. Dans ce cadre, des discussions sont également en cours avec Israël pour le développement d’un système de défense antimissile inspiré du « Dôme de fer », estimé à environ 3 milliards d’euros.