Israel Katz : Israël est prêt à "reprendre la guerre" contre l’Iran
«Israël est prêt à reprendre la guerre contre l’Iran. Tsahal est prêt pour la défense et l’attaque, et les cibles sont identifiées», a déclaré le ministre israélien de la Défense.


Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a affirmé jeudi qu’Israël se tient prêt à reprendre les hostilités contre l’Iran, à l’issue d’une évaluation sécuritaire de haut niveau tenue à Tel-Aviv. «Israël est prêt à reprendre la guerre contre l’Iran. Tsahal est prêt pour la défense et l’attaque, et les cibles sont identifiées», a-t-il déclaré, dans un message particulièrement offensif.
Réunis au quartier général militaire de la Kirya, les principaux responsables sécuritaires, dont le chef d’état-major Eyal Zamir et plusieurs hauts gradés du renseignement et des opérations, ont passé en revue les scénarios d’escalade. Selon le ministre, Israël attend désormais «le feu vert des États-Unis» pour aller plus loin.
Dans une déclaration sans équivoque, Israel Katz a évoqué l’objectif de «mettre fin à la dynastie Khamenei» et de porter des coups «dévastateurs dans les points les plus sensibles» du régime iranien. Il a également menacé de frapper les infrastructures énergétiques et économiques du pays, affirmant vouloir «ramener l’Iran à l’âge sombre et à l’âge de pierre».
Le ministre a accusé le régime iranien de se maintenir par la répression interne, via les Gardiens de la révolution et les milices Bassij, tout en recourant à une «extorsion énergétique» en jouant sur les prix mondiaux du pétrole. Selon lui, le pouvoir iranien serait affaibli, ses dirigeants «cachés dans des tunnels», incapables de coordonner efficacement leurs décisions, malgré une rhétorique de victoire.
Dans cette logique, Israel Katz établit un parallèle avec le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, accusant ces organisations de ne pas se soucier du coût humain pour les populations civiles.
«L’attaque cette fois sera différente et meurtrière», a-t-il averti, promettant une intensification des frappes capables de «faire vaciller et s’effondrer» les fondations du régime iranien. Ces propos interviennent dans un contexte de tensions régionales extrêmes, alors que la possibilité d’une nouvelle escalade militaire reste élevée.