Israël : la Cour suprême relève à 100 le nombre de fidèles autorisés au Mur occidental
La Cour suprême relève à 100 le nombre de fidèles autorisés au Mur occidental, déclenchant une vive controverse politique en pleine guerre sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques.


La Cour suprême d’Israël a décidé d’augmenter le nombre de fidèles autorisés simultanément au Mur occidental, le faisant passer de 50 à 100 personnes. Cette décision, rendue dimanche à titre provisoire, intervient alors que les directives du Commandement du front intérieur limitaient jusqu’ici les rassemblements à 50 personnes pour des raisons de sécurité liées à la guerre en cours.
La juridiction a précisé qu’il s’agissait d’une mesure intermédiaire, en attendant un examen plus approfondi du dossier lors d’une prochaine audience. Parallèlement, elle a émis une injonction conditionnelle demandant à l’État d’expliquer pourquoi aucune politique claire n’a été définie pour encadrer les manifestations, afin de concilier impératifs sécuritaires et liberté de manifester.
Cette décision a immédiatement suscité des réactions politiques. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a vivement critiqué la position de la Cour, dénonçant une incohérence entre les restrictions imposées aux fidèles et l’autorisation de manifestations. « La liberté de manifester est importante, mais la liberté de prier l’est tout autant », a-t-il déclaré, estimant qu’en temps de guerre, les décisions en matière de sécurité doivent relever exclusivement du Commandement du front intérieur.
De son côté, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir s’est également opposé à l’ouverture des sites, plaidant pour leur maintien fermé. Toutefois, il a souligné qu’après l’autorisation donnée par la Cour d’organiser des rassemblements pouvant atteindre 600 personnes à Tel-Aviv et 150 ailleurs, il n’était pas cohérent d’appliquer des règles différentes aux lieux de prière.
Au-delà de la question religieuse, cette décision illustre les tensions persistantes entre autorités politiques, judiciaires et sécuritaires en Israël, dans un contexte de guerre où l’équilibre entre sécurité et libertés publiques demeure particulièrement sensible.