"Je veux servir, contribuer et avancer", confie Liri Albag, ex-otage du Hamas
Liri Albag raconte une année de reconstruction, marquée par le retour au service militaire et sa volonté de « redevenir une jeune fille normale ».


Un an après avoir été libérée de la captivité du Hamas, Liri Albag a livré un témoignage vendredi soir sur Channel 12. La jeune femme, devenue malgré elle un symbole national, explique avoir fait le choix de reprendre un service militaire permanent au sein de Tsahal, six mois après son retour en Israël. « Je veux contribuer comme tout le monde. Je veux être une jeune fille normale », confie-t-elle.
Cette décision, loin d’être évidente après l’épreuve de la captivité, s’est imposée à elle comme une évidence. « Pour moi, c’était clair. Je voulais exprimer une forme de solidarité. Comme chacun a donné ce qu’il pouvait, moi aussi je voulais donner, servir, vivre cette expérience comme les autres », explique-t-elle. Elle qualifie ce retour à l’armée de « meilleure décision » qu’elle ait prise.
L’année écoulée, dit-elle, n’a rien eu de normal. « Ça a été une année bouleversante, une année d’apprentissage personnel et de reconstruction. » Elle raconte combien les choses les plus simples — un verre d’eau, un lit confortable — ont pris une valeur immense après la captivité. Certains souvenirs, reconnaît-elle, ressurgissent encore, notamment la nuit, sous forme de réminiscences ou de sensations soudaines.
Pour Liri Albag, la date anniversaire de sa libération est vécue comme une véritable renaissance. « Ce n’est pas seulement un an depuis le retour. C’est un anniversaire. J’ai un an. Je réapprends à me connaître, à comprendre qui je veux être, quelles valeurs je veux porter et de quelles personnes je veux m’entourer. »
Elle rappelle enfin que son retour n’aurait pas été possible sans les soldats, les blessés et les morts. « C’est grâce à eux que je suis ici aujourd’hui. Je leur dois tout. » Refusant d’être mise à part, elle insiste : « Je veux être une parmi les autres. »