Jérusalem : un terroriste qui avait tenté d'assassiner une septuagénaire condamné à 22 ans et demi de prison
Nabil Shaabani, qui connaissait la victime depuis de nombreuses années, avait décidé de mourir en commettant une attaque au couteau contre des Juifs


Le tribunal de district de Jérusalem a condamné mardi Nabil Shaabani, 62 ans, à 22 ans et demi de prison ferme pour avoir tenté de tuer une habitante de la ville âgée de 74 ans, dans une attaque à caractère nationaliste. Il devra également verser 150 000 shekels d'indemnisation à la victime. L'homme avait reconnu les faits et avait été reconnu coupable de tentative de meurtre dans le cadre d'un acte terroriste ainsi que de vol.
Shaabani connaissait la victime depuis de nombreuses années, ayant effectué chez elle des travaux de nettoyage et de réparation. Selon l'acte d'accusation modifié, il avait décidé de mourir en commettant une attaque au couteau contre des Juifs après avoir regardé à la télévision des informations sur la situation à Gaza pendant la guerre. Il avait initialement choisi le secteur de la station de tramway près de la mairie de Jérusalem, où se trouvent de nombreux soldats et policiers.
Il s'était finalement rendu au domicile de la septuagénaire pour achever une réparation commencée la veille et avait décidé de mettre son projet à exécution en la tuant. Il l'a étranglée pendant plusieurs minutes avant de quitter les lieux en pensant qu'elle était morte, après avoir dérobé des bijoux et de l'argent liquide. Revenu récupérer une canne qu'il avait oubliée, il a constaté que la victime était toujours en vie, l'a étranglée une seconde fois puis poignardée au cou et à la poitrine. La femme a été grièvement blessée, notamment à la tête et aux côtes.
Après l'attaque, Shaabani a vendu une partie des bijoux volés dans une bijouterie de Jérusalem pour 5 200 shekels, avant de fuir vers Ramallah en transports en commun. Il y a détruit le couteau utilisé lors de l'attaque et s'est débarrassé de plusieurs éléments de preuve.
Dans leur décision, les juges ont estimé que l'accusé avait porté atteinte non seulement à sa victime, mais également au "tissu fragile de la vie commune entre Arabes et Juifs à Jérusalem". Ils ont notamment souligné la brutalité de l'agression, l'exploitation de la relation de confiance avec la victime et le caractère idéologique de l'attaque. Les magistrats ont également relevé que, malgré ses aveux et sa coopération avec les enquêteurs, Shaabani n'avait exprimé aucun remords avant le prononcé de sa peine.