Messe des Rameaux : Israël justifie sa décision par des impératifs sécuritaires
Emmanuel Macron a apporté son «plein soutien» au Patriarche latin de Jérusalem, "empêché" de célébrer les Rameaux.


La décision des autorités israéliennes de restreindre l’accès aux Lieux saints de la Vieille Ville de Jérusalem, en pleine escalade sécuritaire, a provoqué une réaction politique immédiate. Le président français Emmanuel Macron a dénoncé une "entrave à la liberté de culte", apportant son « plein soutien au patriarche latin de Jérusalem et aux chrétiens de Terre Sainte », empêchés de célébrer la messe des Rameaux au Saint-Sépulcre. Il a également affirmé « condamner cette décision de la police israélienne », évoquant une « multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux saints ».
https://x.com/i/web/status/2038239412484468984
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Face à ces critiques, la police israélienne a défendu une décision dictée exclusivement par des impératifs sécuritaires. Dans un communiqué détaillé, elle rappelle que « depuis le début de l’opération “Rugissement du Lion” et conformément aux directives du Commandement du Front intérieur, les lieux saints de la Vieille Ville ont été fermés aux fidèles de toutes confessions ». L’accent est mis sur « les sites ne disposant pas d’espaces protégés normalisés », afin de « garantir la sécurité du public ».
La demande du patriarche latin avait bien été examinée, précise la police, mais « il a été clairement établi qu’elle ne pouvait être approuvée pour des raisons de sécurité publique ». Les autorités insistent sur le caractère universel de cette mesure : « Afin de protéger la vie des fidèles chrétiens — comme nous le faisons pour les membres de toutes les religions — nous ne pouvons autoriser des rassemblements de masse susceptibles de mettre des vies en danger ».
https://x.com/i/web/status/2038252867987939628
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Le communiqué souligne également le contexte opérationnel : « Au cours du dernier mois, plusieurs tirs ont été identifiés en direction de la Vieille Ville, y compris vers des églises et d’autres lieux saints ». La configuration même du site est jugée problématique : « La Vieille Ville constitue un espace complexe qui ne permet pas l’accès de véhicules de secours de grande taille, ce qui représente un danger réel en cas d’incident majeur ».
Enfin, la police assure maintenir « un dialogue constant avec les responsables religieux » et affirme vouloir « concilier liberté de culte et sécurité publique ». Elle rappelle que toute évolution dépendra des directives sécuritaires, « l’objectif suprême restant la préservation de la vie humaine ».