Nouvelles sanctions contre les réfractaires orthodoxes
La procureure générale Gali Baharav-Miara demande la suppression d’aides publiques pour les familles d’étudiants de yeshiva refusant la conscription.


La procureure générale israélienne, Gali Baharav-Miara, a informé la Cour suprême que le ministère de l’Éducation devra se préparer à supprimer les subventions et réductions accordées aux programmes périscolaires Nitzanim pour les familles d’étudiants de yeshiva considérés comme réfractaires à la conscription.
Cette nouvelle mesure devrait entrer en vigueur au début de l’année scolaire 2026-2027. Elle ne s’appliquera pas cet été au programme “Summer School”, en raison de contraintes logistiques et du peu de temps disponible pour sa mise en œuvre.
Cette décision marque une nouvelle étape dans les sanctions civiles et économiques visant les hommes orthodoxes qui ne se présentent pas au service militaire, après une décision de la Cour suprême rendue en octobre dernier.
Elle s’ajoute à d’autres mesures déjà appliquées, notamment la suppression des subventions pour les garderies et la perte d’éligibilité au programme gouvernemental de logements à prix réduit.
La mesure pourrait avoir de lourdes conséquences financières pour des dizaines de milliers de familles haredim, en particulier dans les grandes villes orthodoxes où les programmes Nitzanim permettent à de nombreuses mères de continuer à travailler.
La suppression des aides publiques pourrait augmenter les frais de garde de plusieurs centaines de shekels par mois et par enfant, pesant fortement sur des familles souvent nombreuses et déjà fragilisées économiquement.
Les responsables orthodoxes ont vivement dénoncé cette décision, y voyant « une ligne rouge morale franchie » et une forme de « punition collective cruelle ». Ils accusent le système judiciaire de viser les enfants pour faire pression sur le monde de la Torah.