Sasha Trufanov révèle les violences sexuelles et les conditions de détention extrêmes subies à Gaza
L'ancien otage a été retenu plusieurs semaines dans une cage suspendue au-dessus du sol avec presque rien à manger, l’un des terroristes exigeant qu'il accomplisse des actes sexuels sur lui-même


Ancien otage détenu dans la bande de Gaza, Sasha Trufanov a révélé avoir été victime de harcèlement sexuel pendant sa captivité, dans un témoignage poignant livré à la BBC. Il a également raconté avoir été agressé par des civils gazaouis après son enlèvement, ainsi que les violences graves subies dès les premières heures de sa capture.
Revenant sur son enlèvement dans un kibboutz, il décrit une scène de terreur absolue. Il raconte avoir fait face à un terroriste armé d’un couteau, animé d’une haine intense, tentant de le poignarder à plusieurs reprises. Parvenant brièvement à s’échapper, il a été rattrapé après avoir cessé de courir et criblé de balles dans les deux jambes. À terre, il a ensuite été frappé violemment à la tête avec une arme, subissant une grave blessure. Une fois arrivé à Gaza, il affirme avoir été lynché par des civils, persuadé à ce moment-là qu’il allait mourir.
Dans les premières semaines de sa détention, Sasha Trufanov a été retenu au-dessus du sol, enfermé pendant plus de six semaines dans une cage, avec des rations de nourriture à peine suffisantes pour survivre. C’est durant cette période qu’il dit avoir subi des agressions sexuelles répétées, l’un de ses geôliers cherchant à le contraindre à accomplir des actes sexuels sur lui-même. Il affirme également avoir été filmée à son insu par une caméra dissimulée lors de la seule douche hebdomadaire qui lui était autorisée.
Par la suite, il a été transféré dans le réseau de tunnels, où il a passé des mois en isolement quasi total. Les terroristes se contentaient de lui déposer de la nourriture, le laissant seul dans un espace étroit, humide et plongé dans une obscurité totale, au point qu’il ne pouvait même pas distinguer ses propres mains. « J’avais l’impression d’être enterré vivant », confie-t-il. Il décrit une lente perte d’espoir, se répétant à de nombreuses reprises que cet endroit serait « le dernier qu’il verrait de sa vie ».