Selon le COGAT, le Hamas impose une taxe de 10 000 shekels par camion à Gaza
Selon le COGAT, le Hamas réclamerait cette somme aux commerçants privés et les menacerait en cas de refus. Plusieurs d’entre eux auraient suspendu leurs livraisons.


Selon le COGAT, l’organisme israélien chargé de coordonner les activités gouvernementales dans les territoires, le Hamas imposerait des prélèvements sur les marchandises entrant dans la bande de Gaza. Dans une lettre adressée mercredi à des responsables internationaux, son chef, le général de division Yoram Halevi, affirme que le mouvement réclamerait environ 10 000 shekels — près de 2 500 euros — aux commerçants privés pour chaque camion.
D’après les commerçants cités par le COGAT, le Hamas menacerait ceux qui refusent de payer et exigerait qu’environ 30 % des marchandises soient vendues contre paiement en espèces, afin de contrôler les recettes. Ces pratiques contreviendraient aux engagements des commerçants agréés, tenus d’effectuer leurs transactions par virement bancaire.
Le secteur privé représente environ la moitié des camions entrant chaque semaine dans l’enclave. Les commerçants auraient annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de la coordination de leurs livraisons en raison de ces demandes. Cette décision pourrait compliquer l’acheminement des marchandises, alors que l’accord de cessez-le-feu prévoit un objectif de 600 camions par jour.
Le COGAT affirme par ailleurs que le système de prélèvements s’étendrait aux commerçants de second rang et pourrait bientôt concerner l’approvisionnement en eau potable. Ces informations reposent sur les signalements des commerçants relayés par l’organisme israélien.