Trois ans après le massacre du 7 octobre, Israël rend hommage aux victimes
De Jérusalem à Re’im, Israël se recueille en mémoire des victimes du 7 octobre. Jean-Noël Barrot et Bruno Retailleau sont sur place pour les commémorations.


Israël se recueille ce mercredi 7 octobre, trois ans après les attaques du Hamas qui ont coûté la vie à 1 200 personnes et au cours desquelles 251 personnes ont été enlevées. À travers le pays, cérémonies, minutes de silence et rassemblements réunissent les familles endeuillées, les survivants et les forces de sécurité.
Les hommages ont débuté dès l’aube. À 6 h 29, heure du commencement de l’attaque, le président Isaac Herzog et son épouse Michal ont allumé une bougie du souvenir à la résidence présidentielle, à Jérusalem.
Au même moment, la police israélienne a rendu un hommage simultané à ses membres tombés lors des combats. Le commissaire général Danny Levy, les hauts responsables de la police et des dizaines d’agents ont salué et observé une minute de silence sur les différents lieux où leurs collègues ont été tués en défendant la population.
À Sderot, une cérémonie a été organisée à l’emplacement de l’ancien commissariat, théâtre de violents combats le 7 octobre. Des gerbes ont également été déposées sur les sites où les policiers ont perdu la vie. À Jérusalem, les membres de la division des enquêtes et du renseignement de la police se réunissent également en mémoire des victimes de l’attaque.
Sur le site du festival Nova, près du kibboutz Re’im, familles, proches et visiteurs se rassemblent depuis l’aube, dans le silence et la douleur, devant les portraits des festivaliers assassinés.
Plusieurs responsables politiques français sont également en déplacement en Israël à l’occasion des commémorations.
Dans un message publié sur X, Jean-Noël Barrot a rappelé que 51 Français avaient été tués lors des attaques du 7 octobre. « Nous ne les oublierons jamais. Rien n’effacera ni leurs visages, ni leurs noms », a-t-il écrit.
Sur le site du festival Nova, Bruno Retailleau a rencontré des proches de victimes. Interrogé par CNEWS, il a dénoncé la présentation du Hamas comme un mouvement de résistance et appelé à prolonger le recueillement par une action politique contre le « totalitarisme islamiste ». « On ne peut pas se contenter de la mémoire. On ne peut pas se contenter des bougies », a-t-il déclaré.
Les commémorations s’accompagnent de nouveaux appels à une commission d’enquête d’État sur les défaillances du 7 octobre. Le Conseil d’octobre, qui rassemble des familles endeuillées et des survivants de captivité, réclame une enquête indépendante pour établir les responsabilités.