Tsahal aurait suspendu les arrestations proactives des réfractaires orthodoxes après les manifestations
L’armée et la police auraient cessé depuis août les opérations spécifiquement destinées à arrêter les ultra-orthodoxes refusant de se présenter au service militaire.


Tsahal et la police israélienne auraient interrompu les opérations proactives visant à arrêter les ultra-orthodoxes qui ne répondent pas à leurs obligations de conscription. Cette décision aurait été prise au mois d’août, après plusieurs manifestations haredim ayant provoqué d’importantes perturbations à travers le pays.
Selon des sources policières, la suspension aurait été décidée à l’initiative de l’armée et aucune reprise prochaine de ces opérations ne serait actuellement prévue. Tsahal conteste toutefois avoir interrompu l’application de la loi et affirme que la police militaire continue de procéder à des arrestations, notamment aux postes-frontières et dans certains centres urbains.
Environ 80 000 hommes haredim âgés de 18 à 24 ans seraient actuellement éligibles au service militaire sans s’être enrôlés. Le bureau de la procureure générale a demandé aux autorités de renforcer l’application des ordres de conscription, notamment par l’arrestation des réfractaires.
La question reste au cœur d’un important bras de fer politique et judiciaire en Israël. En septembre, la Haute Cour de justice a annulé à l’unanimité une loi qui devait empêcher temporairement l’arrestation des réfractaires ultra-orthodoxes. La majorité des juges a notamment considéré que le dispositif portait atteinte au principe d’égalité devant la loi.
Ces derniers mois, plusieurs arrestations de jeunes hommes haredim refusant leur incorporation avaient déclenché d’importantes manifestations, avec des blocages d’axes routiers et, dans certains cas, des affrontements avec les forces de l’ordre.