Tsahal et le Mossad dénoncent les failles de l’accord avec l’Iran
Une large majorité des responsables du Mossad et de Tsahal jugent l’accord en préparation avec l’Iran insuffisant pour répondre aux menaces qui pèsent sur Israël.


Alors que Washington et Téhéran finalisent un accord sur le nucléaire et la réouverture du détroit d’Ormuz, de nombreux responsables israéliens de la défense expriment leurs réserves quant à son contenu.
Selon des informations du Jerusalem Post, la grande majorité des responsables du Mossad et de Tsahal considèrent que l’accord ne répond pas aux principaux défis sécuritaires auxquels Israël est confronté.
Si l’administration Trump s’est concentrée sur le programme nucléaire iranien et la réouverture du détroit d’Ormuz, les services de sécurité israéliens espéraient également obtenir des avancées concernant les missiles balistiques iraniens et les groupes armés soutenus par Téhéran dans la région.
Or, ces deux dossiers ne figureraient pas dans l’accord actuellement négocié.
Pour plusieurs responsables israéliens, les menaces représentées par le Hezbollah, les milices pro-iraniennes et l’arsenal balistique de la République islamique demeurent pourtant au cœur du défi stratégique posé par l’Iran.
De nombreux responsables du Mossad estiment également que les sanctions économiques contre l’Iran auraient dû être maintenues plus longtemps afin d’exercer une pression maximale sur le régime.
Certains considéraient même que les difficultés économiques, aggravées par les dégâts causés par la guerre de 2026 et par le blocus maritime américain dans le détroit d’Ormuz, auraient pu fragiliser durablement le pouvoir iranien.
Selon cette analyse, l’afflux attendu de milliards de dollars dans l’économie iranienne après la signature de l’accord risque au contraire de renforcer le régime et de repousser toute perspective de changement politique à Téhéran.
Cette opposition n’est toutefois pas totalement unanime. Plusieurs hauts responsables reconnaissent la nécessité de tenir compte des choix du gouvernement israélien et de l’administration Trump.
Néanmoins, selon les informations disponibles, le scepticisme reste largement dominant au sein des institutions sécuritaires israéliennes.
Pour ces responsables, l’accord pourrait réduire le risque nucléaire à court terme tout en laissant intactes d’autres menaces stratégiques majeures auxquelles Israël devra continuer à faire face dans les années à venir.