Un vaste réseau de trafic d’armes et de drogue démantelé aux frontières israéliennes
Le parquet israélien a inculpé sept Bédouins du sud du pays pour des trafics présumés depuis la Jordanie et l’Égypte, parfois menés à l’aide de drones.


Le parquet israélien a déposé des actes d’accusation contre sept Bédouins du sud d’Israël, soupçonnés d’avoir participé à un vaste réseau de contrebande d’armes, de drogue et de cigarettes depuis la Jordanie et l’Égypte vers Israël.
Selon les actes d’accusation, le réseau utilisait notamment des drones pour faire passer certaines cargaisons à travers les frontières. Les suspects sont accusés, chacun selon son rôle présumé, d’importation d’armes, de transport et de commerce d’armes, d’infractions liées aux stupéfiants, d’utilisation de véhicules pour commettre des crimes, de tentatives d’infractions liées aux armes et de violation d’ordonnances judiciaires.
Les personnes inculpées sont Azaldin Abu Alkoma, 25 ans, et Yahya Al-Orqan, 26 ans, de Bir Hadaj ; Fuad Al-Ziadat, 30 ans, et Fuad Sawarka, 25 ans, de Mas’udin al-Azazma ; Ahmed Abu Bader, 22 ans, d’Arara ; et Hamad Al-Abayat, 29 ans, de Rahat. Un autre acte d’accusation a été déposé contre Mohammed Abu Lakima, 22 ans, de Segev Shalom, pour des infractions liées à la drogue.
D’après le parquet, les suspects auraient été impliqués dans de nombreuses opérations de contrebande comprenant des dizaines d’armes, dont des mitrailleuses, des fusils et des pistolets. Certaines armes auraient ensuite été revendues pour plusieurs dizaines de milliers de shekels. Dans un cas, deux pistolets auraient été vendus pour 40 000 shekels. Dans un autre, une mitrailleuse MAG aurait été cédée pour plusieurs dizaines de milliers de shekels.
L’enquête évoque également des trafics de drogue. Dans un cas, près de 10 kilos de haschisch auraient été transportés d’Égypte vers Israël à l’aide d’un drone, avant d’être revendus. Dans un autre dossier, de la drogue arrivée d’Égypte aurait été transférée d’Israël vers la Jordanie, également par drone.
Le parquet a demandé le maintien en détention des suspects jusqu’à la fin de la procédure, affirmant qu’ils avaient agi à plusieurs reprises et mis en danger la sécurité publique. Les autorités soulignent qu’une hausse importante des trafics d’armes aux frontières a été observée ces dernières années, en particulier depuis 2024, et que la circulation d’armes illégales représente un risque direct pour la sécurité du pays.