Quantcast i24NEWS - "Barghouti utilise la grève de la faim pour ses ambitions politiques" (Erdan)

"Barghouti utilise la grève de la faim pour ses ambitions politiques" (Erdan)

Hunger strike leader Marwan Barghouti is an iconic figure for many Palestinians. Here he is seen with his cuffed hands raised above his head flashing a peace sign during his trial in 2003, an image that has been daubed on walls across the West Bank
TAL COHEN (AFP/File)
L'initiateur de la grève de la faim des détenus palestiniens a été filmé en train de manger dans sa cellule

Le leader palestinien Marwan Barghouti, qui a lancé le 17 avril une grève de la faim chez les détenus palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes, a été filmé à son insu en train de manger dans sa cellule, selon une vidéo des services pénitentiaires israéliens.

"C'est une fausse vidéo destinée à briser le moral des prisonniers, a affirmé son épouse Fadwa Barghouthi, lors d'une conférence de presse organisée dimanche soir en réaction à la diffusion de la vidéo.

Sur les images, qui ont fait le tour des réseaux sociaux, on voit le détenu Barghouti manger des biscuits dans un coin de sa cellule. Selon un communiqué de l'Autorité pénitentiaire, la vidéo reprendrait des images du 27 avril et du 5 mai.

"Comme je l'ai dit dès le début, cette grève de la faim n'a jamais visé les conditions des terroristes condamnés, qui répondent aux normes internationales", a déclaré le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, après la publication de la vidéo.

"Il s'agit de promouvoir les ambitions politiques de Marwan Barghouti qui sont de remplacer Abu Mazen (Mahmoud Abbas). Barghouti est un meurtrier et un hypocrite qui a exhorté ses camarades prisonniers à faire une grève de la faim et à souffrir alors qu'il mangeait derrière leur dos", a dénoncé Erdan.

"Tout comme il a menti au monde quand il a écrit au New York Times qu'il avait décidé de faire une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements, il a menti au peuple palestinien lorsqu'il a affirmé qu'il ne mangeait pas frappant. Israël ne cédera pas à l'extorsion et à la pression des terroristes", a-t-il ajouté.

AFP

Près d'un millier de prisonniers palestiniens ont cessé de s'alimenter afin de protester contre leurs conditions de détention.

Les grévistes de la faim n'absorbent que de l'eau et du sel. Ils réclament notamment de meilleurs soins médicaux et un accès à des téléphones publics, des droits de visite élargis, la fin des "négligences médicales" et des mises à l'isolement, ainsi que l'accès à des chaînes télévisées et de la climatisation

Erdan a déclaré la semaine dernière que 300 détenus avaient accepté de mettre fin à leur mouvement et que le nombre de grévistes était de 920.

Le président du Club des prisonniers, Qaddoura Farès, a affirmé dimanche que l'administration pénitentiaire israélienne avait transféré certains des détenus d'une prison à une autre en vue d'entamer des négociations, excluant toutefois l'initiateur de la grève, Barghouthi.

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU, ce dernier avait comparé son "combat" à celui de Nelson Mandela, icône de la lutte contre l'apartheid.

Les prisonniers demandent entre autres des téléphones publics dans les prisons,

Barghouti, condamné à perpétuité plusieurs fois pour sa participation à des attentats terroristes qui ont couté la vie à de nombreux civils israéliens, a notamment été reconnu coupable par un tribunal israélien d'avoir autorisé et organisé l'attaque du marché aux poissons de Tel-Aviv le 5 mars 2002, qui a coûté la vie à trois personnes.

Emprisonné en Israël depuis 14 ans, il avait pourtant triomphé en décembre dernier à l'élection de la direction du Fatah avec 70% des voix exprimées au Comité central du parti palestinien réuni en congrès à Ramallah, apparaissant ainsi comme un successeur possible à Mahmoud Abbas.

Commentaires

(1)

Il a fini de manger son pain blanc, hé hé...

8Article précédentTentative d'attaque au couteau à Jérusalem, pas de blessé
8Article suivantProcessus de paix: "les extrêmes doivent être inclus" (chef Eglise anglicane)