Tensions à la frontière de Gaza: la colère gronde chez les résidents des localités du sud bloqués depuis 4 jours

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Des soldats et des policiers israéliens bloquent des routes près de la frontière avec la bande de Gaza, le 5 août 2022.
Flash90Des soldats et des policiers israéliens bloquent des routes près de la frontière avec la bande de Gaza, le 5 août 2022.

Le bouclage de la zone a commencé mardi et devrait se poursuivre tout le week-end

La colère monte chez les résidents des localités frontalières de Gaza qui doivent composer avec des fermetures de routes et à de lourdes restrictions pour la quatrième journée consécutive, alors qu'Israël reste en état d'alerte face à une attaque potentielle le long de sa frontière.

Le bouclage de la zone a commencé mardi et devrait se poursuivre tout le week-end, alors que Tsahal redoute une attaque imminente du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique, après l'arrestation de son chef en Cisjordanie lundi soir.

Le maire de Sderot, Alon Davidi, a déclaré vendredi à la radio 103FM qu'il était "en colère" contre les restrictives, et a affirmé que le gouvernement "préfère nous maintenir dans cette situation afin de ne pas aller à la guerre".

"Je suis contre cela", a-t-il déclaré, critiquant la gestion de la situation par le gouvernement.

Les résidents des communautés frontalières ont également exprimé leur frustration au quatrième jour du confinement, alors que la situation reste tendue.

Albert Gabai, un résident de Sderot, a déclaré au site d'information Walla : "Il est honteux que nous soyons arrivés à une situation où l'arrestation d'un terroriste a paralysé les localités autour de la bande de Gaza", et a demandé aux ministres du gouvernement de fournir des réponses aux habitants de la région.

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De son côté, Gadi Yarkoni, chef du conseil régional local d'Eshkol, a déclaré jeudi au radiodiffuseur public Kan qu'"il existe une menace concrète de tentatives de tirs isolés sur des civils ou des soldats. Cela nous a obligés à nous mettre à l'abri. Là où il n'y a pas le choix, la vie humaine passe avant tout".

Les habitants de la plupart des localités situées le long de la frontière disposent d'itinéraires alternatifs pour sortir, à l'exception de ceux de Kerem Shalom et du kibboutz Nahal Oz qui ont été entièrement bloqués. Certaines personnes, en raison d'urgences, ont toutefois été autorisées par l'armée à entrer et sortir à des intervalles de temps spécifiques.

Le Premier ministre Yaïr Lapid a apporté son soutien au résident du Sud, déclarant qu'Israël "n'acceptera pas une situation dans laquelle les groupes terroristes perturbent la vie quotidienne des résidents", selon son bureau.

"Nous comprenons la difficulté vécue par les résidents du sud, et nous la partageons", a-t-il ajouté.

Il s'est entretenu au téléphone avec les dirigeants des localités du Sud et leur a assuré qu'il ne permettrait pas que la situation actuelle se prolonge encore longtemps, selon son bureau.

Mais le chef de la division militaire de Gaza a déclaré aux habitants que les fermetures de routes dureraient "aussi longtemps que nécessaire" et que "la sécurité des habitants passe avant tout".

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