La patience des États-Unis à l'égard de la position d'Israël sur la Russie pourrait s'épuiser (ministère)

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Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou à Moscou, en Russie, mardi 7 juin 2016.
Maxim Shipenkov/Pool photo via APVladimir Poutine et Benjamin Netanyahou à Moscou, en Russie, mardi 7 juin 2016.

Washington voit d'un mauvais œil les positions israéliennes qui vont à l'encontre de ses priorités

Des diplomates israéliens ont prévenu que la Maison Blanche pourrait être de plus en plus irritée à l'égard de l'État hébreu si son approche vis-à-vis de la Russie et de la Chine continue d'aller à l'encontre des priorités américaines, selon un document interne du ministère des Affaires étrangères divulgué cette semaine. "L'administration Biden veut placer la menace de la Chine et de la Russie au centre de l'ordre du jour et, selon notre évaluation, le niveau de patience à l'égard des alliés qui ne contribuent pas à cet effort va diminuer", peut-on lire dans le rapport divulgué mardi à Channel 13. 

Cet avertissement intervient alors que le leader du Likoud, Benjamin Netanyahou, s'efforce de former une nouvelle coalition pour revenir au pouvoir. Or, au cours des 12 années pendant lesquelles il a été Premier ministre, Netanyahou a développé des liens chaleureux avec le président russe Vladimir Poutine, alors qu'une grande partie de l'Europe et des États-Unis considèrent de plus en plus le dirigeant russe comme une menace. 

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Sous l'actuel Premier ministre Yaïr Lapid et son prédécesseur Naftali Bennett, Israël a été en décalage avec les politiques des États-Unis et des autres pays de l'OTAN concernant l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Tout en fournissant une aide humanitaire importante et en exprimant sa solidarité avec Kiev, Israël a maintenu une politique consistant à ne pas fournir d'aide militaire à l'Ukraine, notamment des systèmes qui pourraient l'aider à intercepter les attaques de missiles et de drones russes. 

Les responsables israéliens invoquent régulièrement la nécessité stratégique de maintenir la liberté d'action en Syrie, dont l'espace aérien est largement contrôlé par la Russie, dans le cadre des efforts visant à empêcher l'Iran de s'installer à ses portes. Les demandes de systèmes de défense aérienne formulées par Kiev - et les critiques à l'encontre du refus d'Israël de les fournir - sont devenues plus virulentes ces dernières semaines, alors que les drones de fabrication iranienne jouent un rôle de plus en plus central dans les attaques aériennes de Moscou contre les villes et les infrastructures ukrainiennes. Israël s'est également abstenu d'imposer des sanctions à la Russie. 

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