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Netanyahou rejette la demande de Herzog d'accueillir des réfugiés

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou
AFP
"Nous apportons notre aide là où nous le pouvons, mais avant tout nous protégeons l'État d'Israël" (PM)

Jack Guez (AFP/Archives)Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rejeté dimanche l'appel du chef de l'opposition Yitzhak Herzog d'accueillir des réfugiés syriens.

"Israël est un petit pays et n'a pas de profondeur démographique et géographique. Nous donc devons contrôler nos frontières et empêcher l'entrée de travailleurs clandestins ou de terroristes", a-t-il déclaré lors d'une réunion de son cabinet ministériel.

Netanyahou a souligné qu'Israël n'est pas "indifférent à la tragédie des réfugiés qui viennent de Syrie ou d'Afrique".

Il a également affirmé qu'Israël discutait avec des dirigeants africains et européens pour fournir des aides aux pays d'où viennent les migrants afin de traiter le problème à la racine.

Israël va encourager sa coopération internationale multilatérale avec les pays d'Afrique subsaharienne, afin de stabiliser et d'arrêter l'afflux de réfugiés vers l'Europe, a déclaré dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

Lors d'une visite à la frontière jordanienne, le Premier ministre a déclaré qu'il a déjà discuté la possibilité de fournir une aide économique, agricole et la sécuritaire avec les dirigeants africains et avec le Premier ministre italien Mario Renzi. Il prévoit de discuter prochainement ces points avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Le chef de l'opposition israélienne Yitzhak Herzog qui avait appelé le gouvernement à ouvrir les portes d'Israël aux réfugiés syriens fuyant la guerre civile dans leur pays, a vertement critiqué la réponse de Netanyahou sur sa page Facebook.

"Vous avez oublié ce que signifie être juif et réfugiés. Le Premier ministre du peuple juif ne ferme pas son cœur et la porte quand des gens fuient pour sauver leur vie , avec des bébés dans leurs bras."

Menahem Kahana (AFP/Archives)Netanyahou désapprouve les critiques

Netanyahou a désapprouvé les critiques dont il a fait l'objet pour avoir refusé d'ouvrir les portes d'Israël aux réfugiés syriens: "Je suggère de ne pas ouvrir les portes trop rapidement aux frontières israéliennes". "Nous devons trouver un juste compromis: aider la crise humanitaire, mais aussi nous aider nous-même. Nous apportons notre aide là où nous le pouvons, mais avant tout nous protégeons l'État d'Israël", a-t-il affirmé.

"Israël a été le premier pays à apporter son aide au début de la crise syrienne. Nous avons ouvert un hôpital de campagne à Ramat Hagolan (Golan), soigné plus de 1000 personnes, des enfants et des femmes, dans des proportions sans précédent", a continué le Premier ministre.

"Nous avons soigné un millier de réfugiés syriens et nous les aidons à reconstruire leur vie", a-t-il souligné.

Selon lui, "nous contribuons comme nous le pouvons à l'effort international, mais je n'oublie pas un instant que nous devons avant tout protéger nos frontières. Nous ne savons pas ce qui se passera dans l'avenir et nous devons nous assurer que nous avons un contrôle intégral sur nos frontières".

Netanyahu a visité la frontière jordanienne à l'occasion de l'inauguration de la première partie de la barrière de sécurité à l'est du pays. Il a défendu sa politique de renforcement des frontières israéliennes à l'aide de clôtures et de barrières, tout en faisant remarquer que "tout le monde doit imaginer où nous serions si nous n'avions pas construit la clôture à la frontière égyptienne".

"Israël serait dans une situation de crise très difficile: une crise sécuritaire, mais aussi une crise liée à l'infiltration, une crise économique et une crise nationale", a-t-il dit.

Abbas veut accueillir des réfugiés

Samedi, 'Autorité palestinienne a exhorté les Nations Unies et l'Union européenne à faire pression sur Israël pour permettre aux réfugiés palestiniens de Syrie de venir en Cisjordanie, ont déclaré des fonctionnaires du bureau du président Mahmoud Abbas.

Selon les responsables, Abbas a chargé le représentant palestinien à l'ONU, Riyad Mansour, de coordonner des mesures pour permettre l'entrée dans l'Autorité palestinienne de réfugiés avec les institutions des Nations Unies et le Secrétaire général Ban Ki-moon.

"Ce n'est pas seulement une question humanitaire, mais un droit pour chaque Palestinien vivant en exil dans les camps de réfugiés", a fait savoir le bureau de M. Abbas dans un communiqué.

Selon l'ONU, plus de 525.000 réfugiés palestiniens qui ont été déplacées lors de la guerre civile syrienne résident actuellement dans des camps de l'ONU en Syrie.

"Une politique erronée" de l'Occident

Le président russe Vladimir Poutine a estimé vendredi que la crise des migrants en Europe était le résultat d'une politique "erronée" de l'Occident au Proche-Orient.

"Cette crise était tout à fait attendue", a déclaré M. Poutine lors du Forum économique oriental à Vladivostok.

"Nous avons déjà dit il y a quelques années à nos soi-disant partenaires occidentaux que s'ils poursuivaient leur politique erronée dans les régions du monde musulman, notamment au Proche-Orient et en Afrique du Nord, cela aboutirait à des problèmes de très grande ampleur", a-t-il souligné.

Cette politique qui se poursuit toujours, selon M. Poutine, consiste à "imposer ses standards, sans tenir compte des particularités historiques, religieuses, nationales et culturelles de ces régions".

(i24news avec AFP)

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