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Benjamin Netanyahou à l'ONU : "Nous allons gagner, nous n'avons pas d'autre choix"


"Accuser Israël de génocide, c'est le plus grand mensonge du siècle"

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Discours de Benjamin Netanyahou à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 24.09.2026
Discours de Benjamin Netanyahou à l'Assemblée générale de l'ONU, à New York, le 24.09.2026AP Photo/Seth Wenig

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a prononcé jeudi un discours offensif devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, défendant les opérations militaires menées par Israël depuis l'attaque du 7 octobre et multipliant les attaques contre l'Iran, le Qatar, la Turquie et plusieurs dirigeants occidentaux. Son arrivée à la tribune a donné lieu à des scènes contrastées : ses soutiens présents dans les tribunes se sont levés en scandant "Am Israël Haï", tandis que plusieurs délégations ont quitté la salle, contraignant le président de séance à réclamer le calme.

Benjamin Netanyahou a commencé son intervention par la menace iranienne et le programme nucléaire de la République islamique. Il a assuré que la décision de détruire les installations nucléaires iraniennes avait été "l'une des décisions les plus faciles" qu'il ait eu à prendre comme Premier ministre. "Si je ne l'avais pas fait, nous serions morts", a-t-il lancé. S'adressant aux diplomates ayant quitté la salle, il les a accusés d'une "hypocrisie stupéfiante", affirmant qu'Israël avait également contribué à protéger leurs pays face à la menace iranienne.

Le chef du gouvernement a ensuite attaqué le Royaume-Uni et la France, qui accusent Israël de colonialisme, leur opposant leur propre passé colonial. Il s'est également adressé au président syrien Ahmed Al-Sharaa, qui réclame le retrait des forces israéliennes de la zone tampon en Syrie, en affirmant que le plateau du Golan était déjà aux mains des Juifs à l'époque biblique.

Benjamin Netanyahou a alors évoqué son frère Yoni Netanyahou. À la veille de la guerre des Six Jours en 1967, il lui avait demandé ce qui allait se passer. "Nous allons gagner. Nous n'avons pas d'autre choix", lui avait répondu son frère, alors âgé de 21 ans. Neuf ans plus tard, Yoni Netanyahou était tué en dirigeant l'opération de libération des otages israéliens à Entebbe, en Ouganda. "Les paroles de Yoni sont aussi vraies aujourd'hui qu'elles l'étaient il y a un demi-siècle. Nous allons gagner. Nous n'avons pas d'autre choix", a déclaré le Premier ministre.


Revenant ensuite sur l'attaque du 7 octobre, qu'il a qualifiée de "jour le plus sombre de l'histoire d'Israël", Benjamin Netanyahou a affirmé que les ennemis du pays s'attendaient à son effondrement. "Au lieu de cela, nous nous sommes relevés et nous nous sommes battus comme des lions", a-t-il déclaré. Il a salué les soldats israéliens engagés depuis trois ans sur plusieurs fronts et mis en avant les coups portés au Hamas et au Hezbollah, évoquant notamment l'opération des bipeurs contre l'organisation terroriste libanaise. Il a également cité les opérations contre les capacités militaires et nucléaires iraniennes parmi les principaux résultats obtenus par Israël depuis le début de la guerre.

Sur les violences commises par des habitants juifs de Judée-Samarie contre des Palestiniens, Benjamin Netanyahou a dénoncé l'attention accordée par les médias internationaux à une "poignée de jeunes délinquants". Affirmant ne pas tolérer les actes de vengeance, il a indiqué avoir chargé le Shin Bet d'agir contre leurs auteurs.

Le Premier ministre s'est ensuite directement adressé à Emmanuel Macron, après les déclarations du président français selon lesquelles le Hamas n'aurait "jamais opéré" en Judée-Samarie. Il a rappelé qu'un citoyen français y avait récemment été tué, avant d'évoquer Neria Leiter, réserviste de Tsahal et fils de l'ambassadeur d'Israël aux États-Unis Yechiel Leiter, grièvement blessé dans une attaque à la voiture-bélier. "Il se bat actuellement pour sa vie dans un hôpital de Jérusalem", a-t-il déclaré.

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Benjamin Netanyahou a ensuite remercié Donald Trump pour son "leadership courageux" et son partenariat dans la lutte contre ceux qu'il a qualifiés de "barbares". Il a également salué les soldats de Tsahal, "Juifs, musulmans, chrétiens et druzes", qualifiant l'armée israélienne d'"armée la plus morale du monde".

Le chef du gouvernement s'en est ensuite pris au Qatar, qu'il a accusé de dépenser des milliards de dollars pour "répandre des mensonges" contre Israël, notamment en finançant des universités américaines et des médias comme Al Jazeera. Selon lui, ces financements contribuent à pousser les jeunes à "haïr Israël, l'Amérique et l'Occident".

Il a également attaqué la Turquie, qu'il accuse d'accueillir le Hamas et de diffuser une propagande hostile à Israël. S'en prenant personnellement à Recep Tayyip Erdogan, Benjamin Netanyahou a évoqué les Kurdes, Chypre, la Grèce et l'emprisonnement de journalistes en Turquie. Répondant aux déclarations du président turc sur Jérusalem, il a lancé : "Non monsieur, vous ne la dirigerez pas. C'est notre ville."

Benjamin Netanyahou a ensuite rejeté les accusations de génocide à Gaza, les qualifiant de "plus grand mensonge du siècle". Il a mis en avant l'entrée de nourriture et de vaccins dans la bande de Gaza et assuré qu'Israël avait pris "d'innombrables mesures" pour protéger les civils.


Le Premier ministre a également pris pour cible le maire de New York, Zohran Mamdani, l'accusant de soutenir le Hamas et d'être antisémite. "Vous ne pouvez pas me réduire au silence. Vous ne pouvez pas réduire la vérité au silence", lui a-t-il lancé. Zohran Mamdani réclame de son côté l'arrestation de Benjamin Netanyahou en vertu du mandat délivré contre lui par la Cour pénale internationale. "Israël n'a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide", a affirmé le Premier ministre.

Poursuivant ses critiques contre l'Europe occidentale, Benjamin Netanyahou a accusé certains de ses dirigeants de céder face à des mouvements antisémites et d'avoir "peur de défendre la liberté". Selon lui, l'Europe doit choisir entre "la fraternité des démocraties et les Frères musulmans".

Il a ensuite brandi un terminal Starlink pour évoquer la répression en Iran et l'accès des Iraniens aux moyens de communication. Benjamin Netanyahou a prédit la chute du régime, estimant que "le pouvoir du peuple l'emportera sur ceux qui sont au pouvoir".

Le Premier ministre a finalement conclu son discours en reprenant la phrase de son frère Yoni : "Nous n'avons pas d'autre choix." Après avoir souhaité de bonnes fêtes à l'assistance, il a quitté la tribune sous les applaudissements venus des galeries.

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