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« Parlez-nous encore du droit international » Israël répond au roi Abdallah II
Le ministère israélien des Affaires étrangères a vivement réagi aux déclarations du roi de Jordanie sur le droit international et les droits des Palestiniens en Judée-Samarie.


Dans un message publié sur X, la diplomatie israélienne a jugé « particulièrement amusant » d’entendre Abdallah II s’exprimer « avec autant de passion » sur ces sujets, avant de rappeler les décisions prises par son père, le roi Hussein, à la fin des années 1980.
https://x.com/i/web/status/2102647113154793479
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En juillet 1988, le souverain jordanien avait annoncé la rupture des liens juridiques et administratifs entre la Jordanie et la Judée-Samarie, renonçant ainsi aux revendications d’Amman sur le territoire. Les règles adoptées à l’époque prévoyaient que les Palestiniens qui y résidaient soient désormais considérés comme palestiniens et non comme citoyens jordaniens.
Le ministère israélien affirme que cette décision avait entraîné la perte de plusieurs droits pour les personnes concernées. Celles-ci ne pouvaient notamment plus voter ou se présenter aux élections jordaniennes, travailler dans la fonction publique du royaume ni bénéficier de certains financements accordés par Amman.
Leurs passeports jordaniens permanents avaient également été retirés ou n’avaient pas été renouvelés. Des documents temporaires, destinés uniquement aux déplacements, avaient ensuite été délivrés à certains résidents de Judée-Samarie sans leur conférer la citoyenneté jordanienne.
La diplomatie israélienne accuse ainsi le royaume hachémite d’avoir privé collectivement ces Palestiniens de leur citoyenneté tout en invoquant aujourd’hui le droit international pour critiquer Israël.
« Du jour au lendemain, les Palestiniens de Judée-Samarie ont perdu le droit de voter, de se présenter au Parlement jordanien ou de travailler dans la fonction publique », a écrit le ministère, avant de conclure avec ironie : « Parlez-nous encore du droit international. »