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Israël: Lieberman, l'ancien chef de la diplomatie au ministère de la Défense

Avigdor Lieberman à la Knesset à Jérusalem le 4 mai 2015
GALI TIBBON (AFP/Archives)
Netanyahou fait appel à celui qui avait déjoué ses plans en 2015 en refusant de participer à sa coalition

Avigdor Lieberman, vétéran en politique connu pour ses diatribes et son populisme belliqueux est appelé à prendre la tête du ministère de la Défense.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a engagé la discussion avec Lieberman, son ancien ministre des Affaires étrangères, pour faire revenir au gouvernement celui qui avait déjoué tous ses plans en 2015 en refusant de participer à sa coalition après les législatives.

Netanyahou élargirait ainsi son étroite majorité parlementaire avec les votes du parti nationaliste Israël Beiteinou que dirige Lieberman.

Sans être hostile à la création d'un Etat palestinien, Lieberman défend un échange de territoires qui ferait passer sous administration palestinienne une partie de la minorité arabe d'Israël.

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Propos à l'emporte-pièce

Lieberman est habitué à faire des vagues par ses idées iconoclastes et ses propos à l'emporte-pièce, contre les Palestiniens, les Arabes, les voisins d'Israël et les autres.

Ses déclarations, souvent mélangées aux traits d'humour, ont valu à cet homme trapu autant d'admirateurs inconditionnels que de critiques fustigeant son racisme, voire ses penchants "fascisants".

Né dans la république soviétique de Moldavie, Avigdor Lieberman, 57 ans, a émigré en 1978 en Israël, où il a travaillé un temps comme videur de boîte de nuit.

Diplômé en sciences sociales, il a rejoint le Likoud, le grand parti de la droite nationaliste, dont il a gravi les échelons jusqu'à devenir directeur de cabinet du Premier ministre Benyamin Netanyahou lors de son premier mandat (1996-1999). Mentor de "Bibi", il est pour beaucoup dans son ascension.

Un 'Raspoutine' israélien

Les médias l'ont alors affublé des surnoms de "tsar", de "Raspoutine" et de "KGB", en allusion à son comportement autoritaire et à ses origines, dont son verbe lent en hébreu conserve un lourd accent.

Depuis 2001, il a détenu différents portefeuilles, dont celui de ministre des Affaires étrangères de Netanyahou (2009-2012 et 2013-2015).

Son image a été entachée par les affaires de corruption qui l'ont obligé à quitter les Affaires étrangères entre 2012 et 2013.

En 1999, il a créé son propre parti, à la droite de la droite, Israël Beiteinou, capitalisant sur le vote du million d'Israéliens émigrés de l'ex-URSS, une base électorale qu'il a considérablement élargie depuis.

Nationaliste mais résolument laïc, Lieberman réclame la création d'un "contrat d'alliance", ersatz de mariage civil qui n'existe pas en Israël. Il défend le service militaire pour les ultra-orthodoxes juifs qui le refusent.

Mais il serait prêt à renoncer à ces revendications pour entrer au gouvernement et ne pas froisser les ultra-orthodoxes qui s'y trouvent.

Lieberman n'est pas un partisan du "Grand Israël", défendu par le parti Foyer juif, mais vit à Nokdim, une implantation juive près de Bethléem, en Cisjordanie.

Il se dit cependant prêt à déménager en cas de paix avec les Palestiniens même s'il juge cette perspective irréaliste.

Il est marié et père de trois enfants.

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