Quantcast i24NEWS - Corruption: Netanyahou accuse la police de divulguer des éléments de l'enquête

Corruption: Netanyahou accuse la police de divulguer des éléments de l'enquête

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu
(AFP/David Buimovitch)
La police dénonce des accusations "sans fondement"

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a accusé samedi la police d'être à l'origine de fuites concernant les enquêtes sur les deux affaires dans lesquelles il est soupçonné de corruption.

"Quand le commissaire de police Roni Alsheich a pris ses fonctions, il a annoncé deux mesures importantes: la fin des fuites concernant les enquêtes en cours et des recommandations de mise en accusation par la police", a déclaré Netanyahou sur son compte Facebook.

"Depuis que Lior Horev a été nommé conseiller externe de la police, nomination qui a coûté aux contribuables des millions de shekels, et été effectuée sans appel d'offres, les fuites illégales sont devenues un tsunami et la décision de renoncer aux recommandations est devenue caduque", a-t-il ajouté.

"Le public a compris depuis longtemps qu'il y a une campagne médiatique claire contre le Premier ministre. Comme d'habitude, toutes les allégations contre le Premier ministre se révéleront fausses, et il n’en ressortira rien", a-t-il martelé.

Les accusations de Netanyahou selon lesquelles Horev aurait orchestré des fuites dans les médias sont intervenues après un reportage de la chaîne Channel 2 diffusé samedi soir, qui révélait que la police allait approfondir ses investigations autour du Premier ministre et que celui-ci allait être convoqué pour interrogatoire dans les deux prochaines semaines.

Wikipédia

Channel 2 a également indiqué que Netanyahou allait être appelé à témoigner dans l'affaire des sous-marins (également connue sous le nom de "cas 3000"), dans lequel aucun soupçon ne pèse sur lui, à une date ultérieure.

La police israélienne a dénoncé les accusations de Netanyahou, affirmant qu'elles étaient "sans fondement".

"Nous ne nous laisserons pas entraîner dans des attaques sans fondement destinées à perturber le travail de la police et à nuire à la légitimité de la primauté du droit", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

Horev, qui a été le conseiller en communication de plusieurs hommes politiques, dont l'ex-Premier ministre Ariel Sharon, a été recruté par la police israélienne en mars 2016, pour une rétribution s'élevant à 800.000 shekels par an, quelques mois après la nomination d'Alsheich par Netanyahou au poste de chef de la police.

La police reste relativement discrète

L’une des enquêtes qui vise le Premier ministre repose sur le soupçon que celui-ci aurait reçu, illégalement, des cadeaux de personnalités très riches, dont le milliardaire australien James Packer et un producteur hollywoodien, Arnon Milchan. La valeur de ces cadeaux a été chiffrée par les médias à des dizaines de milliers de dollars.

Une autre enquête cherche à déterminer si le chef du gouvernement a essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du quotidien Yediot Aharonot, généralement hostile au Premier ministre, pour obtenir une couverture positive de la part du journal. En échange de quoi M. Netanyahou aurait aidé à réduire les opérations d'Israel Hayom, concurrent de Yediot.

En août dernier, la police avait pourtant élargi l'interdiction de publication des informations relatives aux enquêtes en cours contre Netanyahou.

Mais si la police reste relativement discrète sur le déroulement des enquêtes, les médias israéliens continuent de faire état des progrès des investigations.

AFP

Les enquêteurs ont ainsi laissé entendre qu'un acte d'accusation pourrait être présenté contre le Premier ministre, mais pas avant plusieurs mois. En dépit d'un tel scénario, Netanyahou ne serait malgré tout pas dans l'obligation de démissionner.

Les recommandations de la police n'ont pas force de loi, et il appartient aux seuls procureurs de l'Etat de décider d'engager des poursuites.

Le mois dernier, le procureur de l'Etat, Shai Nitzan, a réagi aux critiques selon lesquelles les autorités traînaient des pieds dans les enquêtes contre le Premier ministre.

Il a expliqué que les investigations prenaient plus de temps que ne le prévoyait initialement la police en raison de l'évolution imprévue des circonstances, bien qu'il n'ait fourni aucun autre détail.

Il y a quelques semaines, le chef de la police, M. Alsheich, a déclaré que l'année à venir allait être "compliquée" en ce qui concerne les affaires de corruption impliquant Netanyahou, et que la police ne "ménageait pas ses efforts" dans les enquêtes.

Commentaires

(2)

Ça fait combien de temps qu'on nous parle des ces "affaires" et qu'il n'y a rien de sérieux et nouveau ? Quel est l'objectif d'en parler régulièrement ?

A quand un Macron Israélien ?

8Article précédent"Nous ne siégerons pas dans une coalition avec la Liste arabe unie" (Gabbay)
8Article suivantLa présidente du Meretz, Zehava Galon, démissionne de la Knesset