- i24NEWS
- Israël
- Politique Israélienne
- Après le drame de Jérusalem, le député Meir Porush propose l’éducation gratuite dès la petite enfance
Après le drame de Jérusalem, le député Meir Porush propose l’éducation gratuite dès la petite enfance
Ce projet de loi vise à étendre l’éducation gratuite et encadrée aux enfants dès l’âge de trois mois, afin de renforcer la sécurité et l’égalité d’accès à l’éducation en Israël.


À la suite du drame survenu dans une crèche clandestine à Jérusalem, le député orthodoxe Meir Porush a déposé un projet de loi ambitieux visant à instaurer l’éducation gratuite et encadrée pour les tout-petits dès l’âge de trois mois.
La proposition sera examinée dimanche prochain par la Commission ministérielle pour la législation, en amont des débats prévus à la Knesset la semaine suivante. Le texte prévoit une extension majeure de la loi sur l’enseignement obligatoire afin d’y inclure les enfants âgés de trois mois à trois ans.
Selon le député, l’objectif est clair : garantir à chaque enfant en Israël un cadre éducatif sûr, de qualité et accessible, indépendamment de la situation économique de sa famille. « Cette loi est un impératif immédiat », a déclaré Meir Porush. « Chaque enfant, à tout âge et dans chaque secteur de la société, mérite une éducation digne, sans lien avec les moyens financiers de ses parents. »
Concrètement, le projet transfèrerait à l’État la responsabilité complète du financement, du fonctionnement et du contrôle des structures de la petite enfance. Les établissements concernés seraient soumis à des normes pédagogiques, sanitaires et sécuritaires strictes, sous la supervision du ministère de l’Éducation et d’autres ministères compétents.
Le texte entend également mettre fin à la situation actuelle, dans laquelle de nombreuses structures pour la petite enfance sont privées et peu ou pas contrôlées. Il propose d’instaurer des standards nationaux uniformes, avec un accent particulier sur la sécurité et le suivi pédagogique.
« Le drame de Jérusalem nous oblige à agir sans délai », a insisté le député. « Nous ne pouvons plus poursuivre comme si de rien n’était. »
Cette initiative pourrait marquer un tournant majeur dans la politique éducative israélienne en matière de petite enfance.