- i24NEWS
- Israël
- Politique Israélienne
- La conseillère juridique de la Knesset valide l’élection du contrôleur de l’État
La conseillère juridique de la Knesset valide l’élection du contrôleur de l’État
La décision du président de la Knesset de ne pas interdire les téléphones portables dans les isoloirs ne constituait pas une violation de la loi


La conseillère juridique de la Knesset, Sagit Afik, a estimé qu’il n’était pas nécessaire d’organiser un nouveau vote pour l’élection du contrôleur de l’État, malgré la polémique qui a entouré le scrutin remporté mercredi par Michael Rabello.
La controverse est née après que plusieurs députés du Likoud ont été accusés d’avoir photographié leur bulletin de vote, alors que le scrutin était censé être secret. Face à cette situation, le président de la Knesset, Amir Ohana, avait décidé d’organiser un second vote tout en rappelant aux parlementaires le caractère confidentiel du scrutin. Il n’avait toutefois pas suivi la recommandation de la conseillère juridique, qui préconisait d’interdire les téléphones portables dans les isoloirs et de poursuivre le vote initial.
Dans son avis publié jeudi, Sagit Afik reconnaît que la décision d’Ohana ne correspondait pas à la solution qu’elle avait proposée. Elle souligne néanmoins qu’elle ne constituait pas une violation de la loi. Selon elle, le président de la Knesset disposait d’une marge d’appréciation pour gérer la situation et préserver le bon déroulement du processus électoral.
La conseillère juridique relève également que la décision semblait résulter d’un compromis entre la coalition et l’opposition, ce qui lui confère une certaine légitimité sur le plan institutionnel. Elle note qu’après les consultations menées par Amir Ohana dans son bureau, la solution retenue paraissait acceptée par les députés de l’opposition présents dans l’hémicycle. Elle ajoute que les recours et plaintes qui lui avaient été adressés par plusieurs parlementaires ont cessé à partir de ce moment-là.
Cet avis écarte ainsi, pour l’heure, les demandes visant à remettre en cause l’élection de Michael Rabello à la tête du Contrôle de l’État.