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Le député Shas Moshé Arbel quitte la Knesset à l’approche d’élections anticipées
Figure modérée du Shas, cet avocat diplômé et ancien militaire de Tsahal quitte la scène parlementaire en appelant à davantage de respect, de retenue et d’unité dans la vie publique israélienne.


Le député Shas et ancien ministre Moshé Arbel a annoncé dimanche son retrait de la vie politique et remis sa lettre de démission au président de la Knesset, Amir Ohana, à quelques jours d’un vote attendu sur la dissolution du Parlement et la convocation d’élections anticipées. Figure modérée du parti orthodoxe séfarade, Arbel avait occupé plusieurs fonctions importantes dans l’actuel gouvernement, notamment aux ministères de la Santé et de l’Intérieur.
Dans une lettre adressée au président de Shas, Aryeh Deri, Arbel l’a remercié pour son soutien et a indiqué vouloir poursuivre son engagement public en dehors de la Knesset, au nom de « l’unité du peuple ». Deri a salué en retour l’un des « fils précieux de la révolution Shas », évoquant un responsable loyal, compétent et dévoué au mouvement. Selon Channel 13, Arbel souhaite désormais consacrer davantage de temps à sa famille, à l’étude de la Torah et à l’achèvement d’un doctorat à l’université Reichman.
Son départ marque la sortie d’un profil atypique dans le paysage orthodoxe. Avocat diplômé, ancien soldat de Tsahal dans une unité d’identification des victimes puis procureur militaire réserviste, Arbel était perçu, y compris par ses adversaires politiques, comme un administrateur sérieux et pragmatique. Il n’avait pas hésité à prendre ses distances avec sa famille politique, notamment en estimant qu’après le 7-Octobre, il n’existait plus de justification « morale » à l’exemption militaire des hommes orthodoxes ne poursuivant pas réellement d’études en yeshiva.
Arbel s’était aussi opposé à certaines positions d’Itamar Ben Gvir, avait défendu le respect des décisions de la Cour suprême et appelé à agir contre les violences de colons. Son siège sera repris par l’ancien député Erez Malul. Dans une coalition marquée par les tensions idéologiques, son départ prive Shas d’une voix plus institutionnelle, souvent décrite comme modérée et attachée au fonctionnement de l’État.