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Netanyahou défend Ben Gvir face à une procédure judiciaire pour le destituer
Le Premier ministre israélien a dénoncé une tentative "inconstitutionnelle" d’ingérence dans la sphère politique


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a appelé la Cour suprême d’Israël à rejeter les recours demandant la destitution du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, dénonçant une tentative "inconstitutionnelle" d’ingérence dans la sphère politique. Dans une réponse transmise à la Cour, il a estimé qu’une telle décision reviendrait à attribuer au pouvoir judiciaire un rôle actif sans base légale, en violation du principe de séparation des pouvoirs.
Une formation exceptionnelle de neuf juges doit examiner mercredi ces pétitions, qui accusent Ben Gvir d’interférer illégalement dans le travail de la police, notamment en matière d’enquêtes, de nominations et de gestion des manifestations. Les requérants estiment que ces agissements portent atteinte à l’indépendance des forces de l’ordre. Leur démarche bénéficie du soutien de la procureure générale Gali Baharav-Miara, qui avait tenté par le passé d’encadrer l’influence du ministre, sans succès.
Benjamin Netanyahou conteste fermement la légitimité de cette procédure, affirmant que la Cour ne dispose d’aucune autorité pour démettre un ministre en raison de sa conduite politique ou administrative. Il appelle les juges à respecter "la souveraineté du gouvernement" et à éviter toute décision susceptible de fragiliser l’équilibre institutionnel.
De son côté, Itamar Ben Gvir a lui aussi vivement réagi, dénonçant une démarche susceptible de provoquer une "crise constitutionnelle". Il soutient que son éviction ne saurait être envisagée en l’absence de condamnation ou même de mise en accusation, et accuse la procureure générale de conflit d’intérêts. Le ministre affirme n’avoir commis aucune ingérence illégale et revendique son droit à définir la politique de son ministère, tout en appelant la justice à ne pas s’immiscer dans la composition du gouvernement issue des urnes.
Cette affaire, très sensible, pourrait marquer un nouveau point de tension entre les institutions israéliennes, dans un contexte déjà tendu sur le plan politique et sécuritaire.